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 A Dunharrow

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MessageSujet: A Dunharrow   Ven 12 Déc - 14:54

[ Edrahil vient d'ici ]

Dans la fraîche lumière du matin, le monde semblait vert et joyeux, et le plateau qui s'offrait aux regards d'Edrahil remplit son coeur de joie. Mais au fur et à mesure qu'il progressait dans le refuge, il dut déchanter : car la population du Rohan aussi avait peur et s'était réfugiée à Dunharrow, et il croisa plusieurs familles en larmes et un certain nombre de charrettes de provisions et d'objets divers.
Garnet n'avait pas vraiment prévue cette situation, dans le sens où il n'avait rien prévu du tout. On lui avait dit « Il faut prévenir les Rohirrim », et lui, aveuglé par le deuil, avait fait ce qu'il estimait être le mieux pour son peuple – les laisser à la charge d'un chef qu'ils acceptaient et aller trouver quelqu'un pour qui les vieilles alliances ne seraient pas vaines. Son frère n'aurait sûrement pas fait ça. Son frère serait resté avec eux et aurait envoyé quelqu'un.
Il se sentait stupide.

Ainsi, le coeur mélancolique et laissant sa monture aller à son pas, il traversa la marée humaine qui s'était cachée là. Tous le regardait passé, avec cette même expression de surprise qu'il connaissait tant. Mais peut-être était-ce son accoutrement dépareillé qui les surprenait tant, ou son arrivée par le sombre Chemin des Morts ? Il l'ignorait. Harassé de fatigue, le dos en miette et le ventre vide, il se sentait presque défaillir. Il n'avait en rien l'habitude des longues chevauchées à travers des lieux sordides où on ne pouvait pas s'arrêter régulièrement.
Au bout d'un moment, il finit par repérer un groupe d'hommes en armes. Peut-être sauraient-ils le renseigner ?
Edrahil descendit donc de sa monture et alla vers eux en la tenant par la bride.

« Salut à vous... Suis-je bien à Dunharrow, la forteresse cachée des hommes du Rohan ? » Demanda-t-il d'une voix pâteuse et peu assurée.
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MessageSujet: Re: A Dunharrow   Sam 13 Déc - 2:30

Elliar avançait lentement le long du chemin en pente menant à Dunharrow, le Refuge de Rohan. Il savait qu'au tournant de la route se tenaient les vieux Biscornus, sentinelle de pierre au traits depuis longtemps effacer, car un homme les lui avaient décrit il y avait de cela un peu plus de sept années, mais il ne pouvait les voir par lui même, car depuis quinze terrible années, la lumière se refusait à ses yeux... Non, ce n'était pas exact. La lumière lui arrivait encore, certes ! Mais elle était seule. Il ne voyait plus que du gris et du blanc, à l'infini, et c'était justement cette même lumière qui venait nuancer sa vision. C'aurait même été de la trahison pour cet unique élément qui venait encore animer ses yeux de dire qu'il s'y refusait... Il sourit pour lui même, tout en évitant un cheval qu'il avait entendu venir derrière lui. Au fil des années, il avait apprit à se fier à ses sens, surtout l'ouie, pour compenser la perte de sa vue.

Silencieux comme une ombre, il arriva sur le plateau. Il savait que celui ci était divisé par un double rangé de pierres levées, par ce que le même homme le lui avait dit. Il entendait autour de lui les voix des Rohirrims autours de lui. Maintenant qu'il était arriver là, il devait savoir se qui se passait exactement, qui était l'ennemis, où il était, et qui allait résister contre lui. En un mot, il devait s'informer. Encore fallait il trouver auprès de qui s'informer... Pourquoi, aussi, était il venu à Dunharrow plutôt que de s'arrêter à Eldoras ? Tout simplement par ce qu'il avait de meilleur chance, lui, malheureux errant aveugle, de trouver des gens voulant bien le renseigner ici qu'à la Capital du Rohan... et puis, son instinct l'avais poussé ici. Soudainement, il entendit, proche de lui, une voix différente de celle des Rohirrims.


"Salut à vous... Suis-je bien à Dunharrow, la forteresse cachée des hommes du Rohan ?"

Même si il était peu probable que se soit à lui que la question s'adressait, il était tout proche de l'homme qui avait dit ça. Car c'était une voix masculine, celle de quelqu'un juché sur un cheval... Néanmoins, Elliar n'arrivait pas à identifier le pays d'où venait cette voix. Aussi laissa il la curiosité le pousser à répondre à la place de ceux à qui la question était posée.

"Salutation, messire... Vous êtes bien à Dunharrow, le Refuge des Rohirrims... Encore que je n'ais jamais entendu dire qu'elle soit secrète. Les sagas ne parlent elles pas de ce lieux, d'où parti la Compagni Grise du Roi Ellessar, par le Chemin des Morts, lors de la Guerre de l'Anneau ?"

Il marqua une courte pause, puis reprit.

"Mais dites moi, qui êtes vous ? Vous m'intriguez..."
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MessageSujet: Re: A Dunharrow   Sam 13 Déc - 14:27

Un homme prit de vitesse le groupe de soldats et il y eut un mouvement un peu comique, où Edrahil dut passer sous la tête de son cheval pour rejoindre son interlocuteur. L'homme qu'il découvrit l'étonna grandement. En bon pêcheur qui n'avait jamais quitté sa côté, Garnet était déjà dépaysé parmi les rohirrim, robustes guerriers aux longues tresses, moins épais que les hommes de l'Anfalas, mais plus grands et à l'air plus vifs – et ce bien qu'il ressemble plus à un Rohir qu'un Gondorien - mais il n'était certainement pas prêt à Elliar. Les hommes aux cheveux blancs, vêtus de brun et de rouge, à l'air si mystérieux, étaient sur la Longuegrève encore plus rares que les bébés abandonnés sur la plage, avec l'option « mélancolie elfique » de série à la naissance.

Et voilà que l'homme mystérieux, dont il ne voyait pas le visage, venait de rappeler à son bon souvenir que sa carte était datée de plusieurs années, si ce n'est siècles, et que « cachée » n'était en effet pas le meilleur adjectif pour désigner le plateau grouillant de femmes, d'enfants et de chevaux. Edrahil sentit le feu de la honte lui grignoter l'estomac. Ca commençait très bien !

« Les récits, en effet, mentionnent Dunharrow, la Colline-Sanctuaire, mais ils ne précisent pas son emplacement. » Répondit-il, sans savoir d'où le nom Colline-Sanctuaire lui venait. Encore un de ces stupides mystères ! Il ne s'en était que trop bien rendu compte lors de la chevauchée, quand des milliers de voix semblaient chuchoter à ses oreilles.

Edrahil détailla encore une fois l'homme à qui il s'adressait. Non, il ne connaissait pas cette armures ou ces signes. Son frère lui avait déjà parlé des Haradrims, les cruels hommes du Sud, qui peignait leur effigie avec le sang de leurs ennemis. *Mais le sang séché noirci, et puis, les Haradrims sont les ennemis des Peuples Libres ! Je me demande bien ce que l'un d'entre eux ferait ici.* Songea-t-il furtivement en se grattant le menton, une de ses petites manies.
Mais le rouquin se força à détourner le regard. Pour qui se prenait-il, à scruter l'homme ainsi ? Lui qui avait toute sa vie subit le regard des autres, devait-il le faire subir à son tour ? Il se promit de faire attention à cela.

« Qui suis-je ? Hé bien, heu, je suis Edrahil fils d'Eloërn, Seigneur de l'Anfalas et meilleur pêcheur de toute la Longuegrève. » Il était étrange, mais flatteur, de se présenter. Tout le monde le connaissait, à Calenhir. Garnet-la-rouge-tignasse, comme on l'appelait. Et puis, « Seigneur de l'Anfalas »... Qu'il regrettait de porter ce funeste titre ! « Je suis venu ici par l'ancien Chemin par la Montagne, à la recherche d'informations et d'aide pour mon peuple. ... Mais je crains que les cavaliers du Rohan ne restent à défendre leurs propres enfants et laissent mourir les nôtres. » Ajouta-t-il, murmurant presque la dernière phrase, parlant à son propre chef.

« Enfin. Puis-je me permettre de vous retourner la question ? Car vous n'êtes pas un homme du Gondor, et vous n'avez pas l'air non plus d'être du Rohan. »
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MessageSujet: Re: A Dunharrow   Dim 14 Déc - 1:22

Au bout de quelques instants, Elliar réalisa son erreur... L'homme à qui il parlait n'était pas jucher sur un cheval, finalement... Même au bout d'une décennie et demi, ses sens pouvaient encore se tromper lorsqu’ils tentaient de remplacer sa vue perdue.

"Seigneur de l'Afanlas ? Vous êtes donc de noble ascendance, messire. Excusez moi, je n'avais pas reconnu cela l'inflexion de votre voix, encore que je sois rarement aller de ce coté au cours de mes errances."

Relevant un peu la tête, l'aveugle eu un petit sourire triste, tandis que ses traits sortaient un peu de l'ombre de sa capuche de tissu.

"Quand à ce lieu... Je dois avouer que je ne sais point si il figure sur aucune carte ou sur aucun parchemin, car ceux si ne me sont pas accessible..."

Un instant, son sourire se fit ironique, et son expression se remplit de douleur et de tristesse... mais se ne fut qu'un instant.

"Je n'ais toutefois pas eu de difficulté à trouver se plateau, encore que je sois déjà venu ici autrefois..."

Si sont regard n'avait été terne, il se serait fait mélancolique. En l'état, seul son visage reflétait un peu ses émotions.

"Mais vous avez raison, bon seigneur, je ne suis ni de Gondor ni de Rohan. Je suis Elliar, fils d'Ivinad. Je suis né en Arnor, mais j'ai beaucoup voyager dans les Terres du Milieu depuis ma jeunesse..."


Dernière édition par Elliar le Dim 14 Déc - 11:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A Dunharrow   Dim 14 Déc - 2:00

La remarque sur l'ascendance fit rire intérieurement le rouquin. De noble ascendance ! Le chef d'une bande de pêcheurs qui ne lui obéissaient que parce qu'il n'y avait personne d'autre à qui obéir ! Quelle poisse. Il ne supportait pas qu'on lui donne du « messire », mais il ne pouvait pas non plus raconter sa vie au premier passant venu – surtout que ce n'était vraiment pas le moment de se lancer dans une grande étude des généalogies comparées pour attester de sa légitimité dans ce rang.

« Il n'y a pas de mal à cela, Elliar fils d'Ivinad. L'Anfalas n'est qu'une petite part du grand Gondor, et ma terre gagne à être connue. » Répondit-il simplement.

Le jeune guerrier de l'Anfalas se mordit la lèvre. Il avait encore gaffé. Pourquoi n'avait-il pas réalisé qu'il parlait à un aveugle ? Parce que sur sa belle côté, les aveugles avaient la décence de se promener avec une canne et un bandeau sur les yeux clos et que, comme un imbécile, notre ami Edrahil n'avait jamais songé qu'on pouvait survivre en étant aveugle, sans canne et en... armure ? Le rouquin nota dans un coin de son cerveau qu'il avait sûrement affaire à forte partie. Un guerrier aveugle ?! Il n'avait jamais vu ça !

« Vous semblez vraiment être habitué à cette vie là ! L'aventure, le campement... J'espère vite m'y faire, si je dois continuer à voyager. Enfin ! Je ne sais pas ce que vous cherchez à Dunharrow, mais peut-être pouvez-vous m'aider ? Il faut que je rencontre absolument un chef de leur armée. Il faut sauver mes gens. »
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MessageSujet: Re: A Dunharrow   Dim 14 Déc - 12:28

« L’habitude de voyager ? Oui, en effet… C’est une rude vie que celle d’un errant, mais elle permet de vivre au milieu de la nature, loin de toute attache… On fini par s’y faire, messire… »

Un instant, l’ironie de ses propos le saisit. Oui, on finissait par s’y faire, si il tenait maintenant pareil discours.

« Mais je n’ai pas choisit cette vie, mon seigneur, pas plus que vous, semble il… Si vous devez voyager, comme j’y ai été forcé autrefois, voici un conseil : aimez la nature, elle vous le rendra… »

Il marqua un instant de pause, se rendant compte que sa voix c’était fait pensive et mélancolique tandis qu’il parlait. Il se reprit rapidement, et enchaîna.

« Vous dites que vous êtes venu ici chercher de l’aide… Les rumeurs étaient donc vraie, pour qu’un preux seigneur prenne la peine de chevaucher jusqu’en Rohan pour venir demander l’aide des gens de la Marche des Cavaliers, plutôt que d’envoyer un zélé chevaucheur… Il est vrai que certaines affaires gagnent à être expliquée en personne. Et les rouages de la politique qui apparaissent sûrement si limpide pour quelqu’un de noble éducation et de noble sang ne me semble pas plus clair que le monde devant moi… »

Elliar n’était pas, contrairement à se que l’on pourrait croire, en train de se moquer de son interlocuteur. Il n’avait aucune idée de politique, encore qu’il comprenne assez bien les hommes en général, et était convaincu de parler au descendant de quelque grand seigneur des temps passer venu accomplir une tâche qu’il n’aurait su déléguer.


« Moi-même, je suis ici en quête d’information. Car j’ai entendu des murmures de guerre et de massacre, de temps sombres s’annonçant. Hors, mieux vaut connaître le malheur qui vous guète, pour pouvoir s’en protéger au mieux. Aussi vais-je vous proposer ceci, messire. Je vais vous aider à trouver quelqu’un qui pourra porter secours à votre peuple, et en échange, vous me direz se qui est vrai dans toute ses rumeurs, et ce qui a pousser un noble seigneur des terres de Gondor à venir chercher de l’aide au Rohan plutôt qu’a la Cité Blanche… »

L’aveugle montra le coté le plus étroit du plateau, là où s’était toujours trouver le pavillon du roi et les tentes du commandement…

« Nous pourrons parler en marchant, si vous voulez bien que je vous accompagne, messire… »
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MessageSujet: Re: A Dunharrow   Dim 14 Déc - 13:11

Edrahil n'avait pas prévu ça. L'aveugle, ou plutôt, Elliar, le prenait véritablement pour un grand noble du Gondor, lui qui portait une armure moins éclatante et encore plus dépareillée que l'errant ! C'était un renversement de situation décidément très surprenant. Peut-être se moquait-il, pourtant... Se faire traiter en seigneur n'était pas forcément pour lui déplaire, et il était tenté de faire durer le plaisir un peu plus longtemps. Pour une fois qu'on ne lui riait pas au nez, qu'on ne plaisantait pas ses cheveux ou qu'on ne lui reprochait pas l'inconnu de son ascendance !
Mais Garnet-Benêt n'avait pas le coeur à abuser de la situation. L'homme aux cheveux blancs semblait être plus sage, plus fort et plus expérimenté que lui. C'aurait été trahir l'esprit de son frère et de son père, de l'Anfalas et du Gondor tout entier, que de se jouer du premier homme qui le respectait dignement; et cela, Edrahil ne pouvait l'accepter.

Alors qu'il réfléchissait à un moyen de faire comprendre à Elliar qu'il n'était pas le prince qu'il lui avait donné l'impression d'être, celui-ci continua à parler, révélant qu'il ne savait rien de la situation actuelle, d'où sa surprise de le trouver en Rohan. Il fallait l'en avertir incessamment ! Edrahil observait toujours l'aveugle du coin de l'oeil. Peut-être était-il, tel Elessar le bien-aimé, un sauveur venu des temps anciens, sous le masque d'un pauvre homme ? Il n'en savait rien, mais Elliar l'intriguait, c'était certain; et il était flatté d'avoir intrigué le rôdeur – un peu moins d'être guidé par lui à travers les tentes de Dunharrow, mais bon.

« Je retiendrai votre conseil et traiterai bien ce qui m'entoure. Mais hélas, trêve de bavardages. Car si vous ignorez tout de ce qui se passe, je suis le porteur de bien terribles nouvelles. La Cité Blanche... La Cité Blanche n'est plus. Des cent hommes que nous avions envoyé en soutien à la demande d'Elessar, un seul nous en est revenu, à moitié fou et à moitié mort, il y a trois jours. Il portait la tête de mon malheureux frère entre ses mains. Hélas, plus jamais Elnarëg le brave ne foulera les berges de la Calenhir, notre rivière chérie ! C'était l'aîné, et notre Seigneur à tous. Lui disparu, je pris sa place. » Expliqua-t-il tout en marchant, tenant son cheval par la bride.
« Les deux dizaines d'hommes en état de porter les armes qu'il me restait, je les ai envoyé avec les femmes et les enfants se réfugier avec nos frères des collines de Pinnath Gelin. Là, j'ai longuement discuté avec leur propre Seigneur et il fut décidé que, le Gondor n'étant plus, j'irai en Rohan demander de l'aide. Je ne pouvais priver les défenseurs d'un seul homme, alors je suis parti seul. »

Edrahil laissa le silence s'installer alors qu'ils se rapprochaient d'un pavillon de toile plus imposant que les autres, et que les regards des sentinelles placées ça et là se faisaient plus insistants. Il finit par soupirer et aller au bout de son discours.

« Il n'y a pas de rouages de la politique ou de noble sang. Il y a six jours, je n'étais encore qu'un simple pêcheur, peut-être mieux né que les autres, qui avait prit les armes pour défendre les siens. J'essaierai de répondre à vos questions du mieux que je le pourrais, mais... Vous, pour qui vous battez-vous ? Car vous ne vous êtes pas annoncé comme messager d'un des seigneurs anoriens. Peut-être votre nom est-il si connu de tous que vous ne vous présentez plus que par lui; mais dans ce cas pardonnez-moi, car je ne le sais point. »

L'idée venait en effet de germer dans le petit cerveau de notre grand amateur de harengs : et si Elliar, avec son armure étrange et son accent étranger, n'était qu'un espion ? Il devrait peut-être faire attention à surveiller sa langue !
*Quel imbécile ! Je suis peut-être entrain de commettre bourde sur bourde. Il faut que je me garde de trop lui en dire, car je ne sais pas à qui j'ai affaire. Je suis vraiment trop bête !*


Dernière édition par Edrahil le Dim 14 Déc - 15:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A Dunharrow   Dim 14 Déc - 14:00

Elliar avait dont suivit Edrahil sur le chemin qu'il lui avait lui même indiquer. Car si il savait où se trouvait les responsables Rohirrims, il ne pouvait évidement pas savoir où était le pavillon de commandement, et il ne pouvait non plus voir par lui même. Aussi fit il simplement confiance au bon sens de son récent compagnon pour se diriger vers la construction de toile la plus imposante du lot. Il avait écouter avec attention le discours du Roux, ses traits se figeant peu à peu, retrouvant cette beauté grave hériter de ses ancêtres tant Dunédains que Haradrims.

"Se sont là de sombre nouvelle que vous me dites, seigneur. Les choses sont plus graves que je ne le pensais, les pires rumeurs sont confirmées. Voilà revenu un temps de guerre, un temps de meurtre et de massacre, un temps où la lame parlera, où la bravoure des hommes sera mise à l'épreuve... Un temps sombre comme la nuit, rouge comme le sang et froid comme le désespoir... J'avais espérer ne jamais vivre de tels temps, mais voici encore une fois que mes espoirs sont déçu..."

Sa voix était grave, et il parlait autant à lui même qu'a Garnet, si se n'est plus. Tant de malheurs l'avaient frappé déjà, et voici qu'un autre arrivait, plus grand que tous.

"J'espère que vous trouverez ici aide pour votre peuple, car si la situation est si grave, si la Tour de Garde est tombée, si le bastion qui avait résister au Seigneur Ténébreux et à son Capitaine est aujourd'hui en ruine, un grand mal doit s'être éveiller, assurément... Et c'est sur le Rohan que vont reposées les espoirs des Hommes..."

Par un effort de volonté, le rôdeur s'arracha à la sombre mélancolie qui l'avait saisie.

"Laissez moi vous présentez mes condoléances pour la mort de votre frère et seigneur, messire. Marchez donc la tête haute et ne vous diminuez pas vous même ! Bien des hommes auraient craint de chevaucher seul sur le Chemin des Morts, même maintenant ! Peu auraient eu le courage qui de venir jusqu'ici, invoquant quelque prétexte pour tout de même envoyer un homme. Vous n'êtes pas si piètre que vous voulez le croire vous même, seigneur de l'Afanlas ! Vous n'êtes plus un simple pêcheur ! Croyez en vous même, ou personne ne le fera pour vous..."

Il lui sourit gentiment, car lui même avec du croire en sa propre personne depuis longtemps, car il ne restait nul autre pour avoir foi en lui...

"Je ne suis le messager d'aucun roi ou seigneur, et je n'ai jamais encore été au service d'un autre homme. Je ne suis qu'un simple voyageur, un rôdeur solitaire, qui parcoure les Terres du Milieu. J'ai des connaissances au Rohan ou ailleurs, mais mon nom n'est pas un sésame, non plus qu'il est couvert de gloire. Simplement, je n'ais nul titre à mettre à son coté pour le renforcer."
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MessageSujet: Re: A Dunharrow   Lun 15 Déc - 15:20

Les deux hommes continuèrent de discuter lors des quelques pas qu'ils leur restaient avant d'atteindre le pavillon le plus imposant du refuge. Les paroles d'Elliar touchèrent beaucoup le rouquin, car c'était la première fois qu'un inconnu faisait preuve de tant de confiance en lui, et l'effet bénéfique de ses mots furent redoublés par le fait que c'était un grand rôdeur qui les prononçait. « Croyez en vous-même, ou personne ne le fera pour vous ». Il n'avait pas tort, l'aveugle. Il n'avait pas tort du tout.

« Je n'oublierai pas ces mots, Elliar fils d'Ivinad. Je ne les oublierai pas. Mais nous voici arrivé devant ce qui doit être la tente des chefs de ce lieu, car c'est la plus grande et la mieux gardée. »

Ainsi, Edrahil avait mené Elliar jusqu'à la plus grande tente du campement, surveillée par deux sentinelles en armes. Le jeune homme, qui tenait toujours son cheval par la bride, s'avança vers les soldats.

« Bien le bonjour, hommes du Rohan. Je suis Edrahil, Seigneur de l'Anfalas, et il me faudrait voir un de vos chefs de toute urgence. » Dit-il en essayant de se donner l'air digne et sérieux.




[HJ : oui c'est très court, mais c'est fait entre deux cours xD ]
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MessageSujet: Re: A Dunharrow   Sam 27 Déc - 16:33

« - On vous demande, mon général »

Ananfel, Seigneur de Dunharrow et général des troupes en faction dans cette forteresse, releva la tête, l'air agacé. Il avait pourtant bien demandé à ce qu'on ne le dérange sous aucun prétexte. Comment osait-il braver ses instructions. Le général plissa ses yeux déjà petits et le rohirrim, dans l'ouverture de la tente, mima un geste de recul. Il répéta :

« -On vous demande... »

Son supérieur se leva alors d'un seul mouvement, rapide et fluide malgré son âge avancé, et toisa le soldat, un jeune homme d'à peine vingt cinq ans. Il demanda d'une voix grave et autoritaire :

« - Et qui me demande ? J'avais pourtant ordonné à ce qu'on me laisse tranquille, j'ai encore de nombreux rapports à lire avant la fin de la matinée »

L'autre semblait presque trembler devant le mètre quatre-vingt quinze de son supérieur. Il s'inclina.

« -Le Seigneur de l'Afanlas »

Aussitôt, le colère apparente du Seigneur Ananfel disparue. Puis un sourire amusé apparut sur ses lèvres décharnées. Il acquiesça. Bien sûr qu'il pouvait entrer, pourquoi ne pas lui avoir dit plus tôt. Le soldat fit alors entrer les deux hommes qui attendaient au dehors, et le général ne put s'empêcher, comme à son habitude, de les dévisager.
Le premier avait l'allure d'un véritable originaire de l'Afanlas. Ses cheveux roux flamboyants à l'air libre sous l'effet rayonnant du soleil matinal. Il était de grande taille, mais le général avait bien une tête de plus que lui. Quant au second, il restait un peu en retrait, les yeux fermés, légèrement voûté comme quelqu'un qui porte plus que son dû sur ses épaules. Ananfel reçu ça comme une pique.
Pourquoi gardait-il les yeux fermés ? Peut-être sa tente n'était-elle pas assez belle pour monsieur ?!
Puis enfin une lumière lui traversa l'esprit, et il comprit. Le voyageur était aveugle. Le général secoua la tête, maudissant sa fierté et son mauvais caractère qui lui avait fait croire à une insulte.
Seulement alors, après ce rapide coup d'œil à ses invités, il prit la peine de leur adresser la parole, vu qu'aucun d'eux ne semblait vouloir le faire.


« -Eh bien, chers invités, asseyez-vous, asseyez-vous, voyons. Nous n'allons pas discuter debout. »

Et sans attendre leur réponse, il leur montra deux sièges un peu en retrait du bureau, mais desquels ils pourraient parler sans problèmes, tandis que lui lui-même reprenait tranquillement place sur sa chaise. Il ouvrit un tiroir en en sortit une bouteille en verre au travers duquel on pouvait voir un liquide rouge sang se balancer. Il prit trois verres et les remplit chacun à moitié.

« - Vous boirez bien quelque chose » dit-il, sans vraiment demander, tendant dans leur direction les deux verres d'alcool.

Mais voyant qu'aucun d'eux ne bougeait, il les reposa au bord de son bureau, au cas où l'envie leur prendrait, et se retournant vers le grand rouquin, il lui demanda sans préambule :


« -Alors, il paraît que vous vouliez me voir ; et bien parlez. Expliquez-moi tout ! »

Le général, malgré son air affable et son ton amical, n'était pas vraiment d'humeur, et il espérait que cet entretien impromptu se finirait le plus rapidement possible.
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MessageSujet: Re: A Dunharrow   Sam 10 Jan - 15:12

Elliar avait hoché silencieusement la tête aux propos d’Edrahil. Si il avait pu lui faire prendre conscience de cela, alors il n’aurait pas perdu son temps en venu jusqu’ici, car, assurément, les Terres du Milieu auraient besoin de toute la bravoure de tous les Seigneurs de Gondor et d’Arnor, y comprit celui de l'Afanlas, si grands que soient ses doutes en lui-même. Et puis, il n’était jamais vain de faire s’éveiller la fierté d’un homme, quel qu’il fut, tant que celle-ci ne devenait pas excessive... Il ne pensait pas que le Rouquin tombe dans se piège, toutefois... après tout, il aurait pu le tromper, lui faire croire qu’il était bel et bien venu pour quelque grande raison d’état jusqu’en Rohan. Si il s’en était abstenu, c’était bien qu’il avait un certain sens de l’honneur, si ce n’était un sens de l’honneur certain. Et puis, de toute façon, c’était fait, il ne restait plus qu’à espérer que son instinct ne l’avait pas trompé en lui dictant ses mots... Après tout, il ne l’avait jamais fait...

Après quelques instants, ils furent introduits dans la tente du responsable du lieu, et le rôdeur suivit le Seigneur de l'Afanlas. Il se demanda distraitement qui ils allaient trouver. Il ne savait plus si il y avait un Seigneur pour Dunharrow, encore moins le nom de celui-ci... Si il était déjà venu au Refuge, il n’avait jamais pénétré dans cette tente, modeste errant presque solitaire. Il ne savait donc pas quel accueil leur serait réserver... Nul doute qu’un noble de Gondor ne serait pas trop mal traité, mais ils pouvaient refuser d’écouter se que le Roux avait à leur dire, ils pouvaient se souciés de leur propre peuple avant tout...


« Eh bien, chers invités, asseyez-vous, asseyez-vous, voyons. Nous n'allons pas discuter debout. »

Cette fois, Elliar reconnu sans peine la voix d’un homme habituer à commander et à être obéit. Seigneur de Dunharrow ou Maréchal de Rohan, il avait l’intonation des Hommes de la Marches. Le son puissant venait de haut, plus haut que le rôdeur, et plus haut qu’Edrahil... Il devait bien faire une tête de plus que le Rouquin, selon les approximations de l’errant...

« Vous boirez bien quelque chose »

Vu la façon dont la voix s’était déplacée, et aux bruits qu’il avait entendu entre les deux, leur hôte devait c’être assis lui-même. Apparemment, il n’avait pas la délicatesse d’aider l’aveugle à trouver sa chaise, pas plus qu’il ne lui donna directement le verre qu’il lui proposait... Un liquide coula par trois fois, et il était probable qu’il leur tandis les récipients, mais Elliar aurait été bien en peine de le confirmer.

« Alors, il paraît que vous vouliez me voir ; et bien parlez. Expliquez-moi tout ! »

Un sourire fatigué vint naître sur le visage du rôdeur. Il aimait quand les gens étaient directs et ne tournaient pas autours du pot pendant des heures. Il avança lentement, tendant la main devant lui, jusqu'à ce qu’il touche le dossier d’une chaise. Il s’y assit avec souplesse, et leva son regard blanc vers le Roharrim.

« Salut, ô Noble Homme de la Marche des Cavaliers... Permettez moi d’abord de me présenter, moi, modeste errant qui me retrouve par hasard à profiter de votre hospitalité... Je me nome Elliar, Rôdeur d’Arnor et d’ailleurs, et j’accompagne ici mon illustre compagnon de voyage car je m’inquiète des maux qui frappent la Terre du Milieu... Déjà, se que m’a révéler le Seigneur qui m’accompagne m’alarme au plus haut point... »

Avec précaution, sa main se tendit au dessus du bureau, jusqu'à effleurer l’un des verres qui y étaient posés. Il s’en saisit et le porta à ses lèvres.

« Mais ce n’est point moi qu’il vous faut écouter, mais plutôt celui que j’ai l’honneur d’accompagner, Edrahil fils d'Eloërn, Seigneur de l'Anfalas, qui vient à vous par le Chemin des Morts... Je préfère lui laisser le soin de vous dire la raison de sa visite. »

Il avait volontairement prit les devants, ne montrant aucun trouble, et fixant l’Homme de Rohan de ses yeux blancs, qui mettaient parfois les gens mal à l’aise. Il n’avait pas non plus hésité à présenter son « illustre compagnon », et à ne pas minimiser son honneur... Doutant légèrement qu’il le face lui-même...
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