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 Ch'tit roman fantasy (chap. 1)

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Glorfindel
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MessageSujet: Ch'tit roman fantasy (chap. 1)   Ven 15 Aoû - 13:59

Bonjour,

j'ai commencé voilà maintenant 11 mois un roman de fantasy. Malheureusement, je perd confiance en moi et seulement 30 pages sont écrites, sans même être sûr que je les garde.
En tout cas, donnez-moi votre avis s'il vous plaît :


Début du chapitre 1 (il y aura sûrement un prologue)


Orhyn relança son filet dans les eaux noires du lac.
La nuit était tombée depuis longtemps déjà et la première lune ne se levait qu’à peine. Le filet s’enfonça sous la surface, sans un bruit. Le jeune homme attendit. Il lui fallait ramener deux sacs pleins, mais seulement la moitié d’un était rempli. Orhyn maudit sa malchance, il devrait revenir demain. Il resta encore un moment accroupi, puis retira son filet. Il le roula sagement et le jeta sur son épaule. Le jeune homme, avant de remonter la colline qui devait le ramener au monastère, jeta un coup d’oeil vers les bois, sur l’autre rive du lac. Les arbres restaient silencieux.
Soudain, une lumière éclaira la nuit un instant, apparaissant et disparaissant au fur et à mesure des arbres. Orhyn, d’abord étonné, examina avec plus d’attention les abords du lac. La lumière ne semblait pas seule, car d’autres s’étaient également allumées petit à petit. Le jeune homme posa son filet malheureusement vide au pied d’un arbuste et s’enfonça quelque peu dans l’eau du lac. Il frissonna : l’eau était glacée. Orhyn continua à marcher doucement, à travers l’eau, et aperçu enfin, alors qu’il se rapprochait, l’un des porteurs de torches.
Un visage de couleur grise apparu au coin d’un arbre. Des yeux rouge sombre fixaient la nuit droit devant lui. Le rariill n’aperçu pas Orhyn qui l’observait, caché dans les joncs du lac. L’étrange être s’arrêta un instant et ses yeux se posèrent vers la colline, remontèrent vers le monastère. Il émit un petit reniflement qui fit remuer son groin grotesque et se mit à sautiller sur place. Il émit un long hululement qui ressemblait à celui des chouettes et bientôt une cinquantaine d’êtres similaires, Orhyn ne put le dire exactement, se trouvait à ses côtés.
Orhyn ne resta pas plus longtemps dans sa cachette. Il avait comprit l’intention des rariills. Le jeune homme se mit à avancer frénétiquement vers la rive, sans s’inquiéter désormais qu’on le remarque. Il posa le pied sur le sol sec et tout de suite se mit à courir à vive allure. Il en oublia son filet et son sac.
La colline était raide, et Orhyn se fatigua donc vite. Au bout de trois cents mètres, il trottina, refusant de s’arrêter. Le jeune homme repensa aux rariills, qui devaient se trouver, si son interprétation était bonne, à moins de deux kilomètres derrière lui. Ils avaient dut faire le tour complet du lac et cela leur avait sûrement prit du temps. A moins qu’ils n’aient traversés directement le lac. Les rariills, pourtant, n’aimaient pas l’eau, il était donc peu probable que…
Le jeune homme arrêta ses réflexions lorsqu’il atteint enfin la porte à doubles battants qui gardait l’entrée du monastère. Une petite porte aménagée lui permit d’entrer sans faire ouvrir les énormes vantaux. Orhyn entra dans la cour du monastère, qu’il traversa d’un trait, en se remettant à courir.

Orhyn monta les dernières marches quatre à quatre, et ne reprit son souffle que lorsqu’il se trouva devant la porte qui menait à la chambre de sa mère. Il frappa, les yeux fixés sur le palier.
Un léger bruit de pas se fit entendre derrière la lourde porte en chêne puis une femme l’ouvrit. Orhyn leva les yeux vers Elliindora. Sa mère lui fit un petit sourire et lui demanda, l’air inquiète :
- Tu arrives tard, que se passe-t-il ? Tu à l’air nerveux.
Le jeune homme ne sut d’abord pas comment aborder le sujet, puis raconta tout d’un seul coup. Le sourire d’Elliindora s’éteignit au fur et à mesure et c’est d’une voix autoritaire qu’elle ordonna à son fils :
- Orhyn, descend tout de suite te changer et reste dans ta chambre jusqu’à ce que je vienne moi-même te chercher. En passant, dis à Mess de venir me voir, j’ai à lui parler. Dépêche-toi !
Et elle le poussa vers les escaliers. Orhyn ne dit rien, interloqué par l’attitude inhabituelle de sa mère. Il descendit les trois étages en trottinant, se demandant ce que les rariills pouvaient bien venir chercher ici, et pourquoi cela inquiétait tellement sa mère.
Il se dirigea d’un pas rapide en direction du bureau de Mess, à travers les larges couloirs déserts. Ce silence intrigua Orhyn. Devant la porte du bureau de l’abbé, le jeune homme s’arrêta un instant. L’abbé Mess n’aimait pas être dérangé, et seul la grande prêtresse, Elliindora, pouvait lui donner des ordres. C’est donc doucement qu’il toqua d’abord à la porte. Nul ne répondit. Orhyn toqua une seconde fois, plus fort. Rien. Il réessaya et à la cinquième fois, ouvrit enfin la porte, curieux de savoir pourquoi l’abbé ne répondait pas. A peine la porte fut-elle entrouverte qu’une bouffée de chaleur lui sauta au visage. Des larmes lui montèrent immédiatement aux yeux et le jeune homme dut se les essuyer vigoureusement, avant de les écarquiller, horrifié, à la vue du bureau en flammes. Orhyn resta un instant stupéfait devant le feu qui brûlait tout. Puis la chaleur suffocante l’obligea à reculer et tout de suite, ne sachant que faire, il se dirigea vers la Grande Salle en courant. Ce qui l’y attendait le figea d’horreur.
La plupart des meubles de la pièce avait été renversés, et les moines se tenaient derrière, se défendant à coup de bâtons face à la vague de rariills qui déferlait depuis la grande porte, celle-là même par laquelle Orhyn été arrivé quelques minutes plus tôt. Le jeune homme frissonna, non pas à cause de ses vêtements mouillés, mais plus par l’idée qu’il l’avait échappé belle.

Mess se trouvait dans un coin, caché derrière une lourde table renversée, jetant des éclairs de magie par-dessus sa protection précaire. Quelques autres des plus puissants moines l’imitaient. Cependant, les sorts n’arrêtaient pas les rariills, toujours plus nombreux. Orhyn, en les voyant, aurait put les estimer à cent cinquante. Mais son regard fut aussitôt attiré vers le ciel lorsqu’une puissante explosion retentit. La coupole de la Grande Salle explosa en dizaine de morceaux énormes qui s’écroulèrent sur les combattants du sol sans distinction. Avant même de connaître la raison de cette explosion, le jeune homme sentit son sang se glacer et une peur incontrôlable l’envahir.
Un être ailé apparu là où la coupole se tenait jusqu’alors. Orhyn resta les yeux fixés sur lui, toujours figé dans son horreur et sa peur. L’être émit un hurlement strident qui fit trembler les murs pourtant épais de la salle. Mess, à ce son, leva les yeux et hurla de terreur :
- Un Evirgyl !
En réponse à ce cri, une buée blanche se matérialisa devant l’Evirgyl. La fumée se dissipa petit à petit et Elliindora apparu. Ses longs cheveux noirs étaient attachés en une queue de cheval et ses yeux d’émeraude, déterminés. Elle avait un sabre en main.
Orhyn regarda sa mère apparaître, flottant dans les airs. Il vit le sabre s’envoler vers la créature ailée. Alors qu’Elliindora atteignait l’Evirgyl, un éclair illumina la pièce. Le jeune homme dut se couvrir les yeux pour ne pas perdre la vue. Lorsqu’il les releva vers les deux combattants aériens, il vit que l’attaque d’Elliindora avait été bloquée par une longue épée dentelée, que l’Evirgyl tenait à deux mains. Les deux lames tremblaient dans les mains. Elliindora tourna alors la tête en dégageant son sabre. Ses yeux d’émeraude rencontrèrent ceux d’Orhyn. L’étonnement se lisit sur son magnifique visage pendant un court instant.
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MessageSujet: Re: Ch'tit roman fantasy (chap. 1)   Sam 4 Oct - 16:52

*Siffle...* Pour ton âge, tu écris bien, je trouves. Ce n'est certes pas du Tolkien, ni du Feist,... mais BRAVO ^^
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Ashrindir
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MessageSujet: Re: Ch'tit roman fantasy (chap. 1)   Sam 29 Nov - 23:18

Shocked *aaaaaaaaaaa* essaye de confirmer ce qu'Arusha a dit mais plus aucun mot ne sort...
Ben, si tu perds confiance en toi c'est bien dommage Glorf'! C'est génial, continue se serait dommage d'arrêter! JE VEUX LA SUITEEEEEEEEEEEE
Very Happy s'il te plaît... (ou pas d'ailleurs... Razz )
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Glorfindel
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MessageSujet: Re: Ch'tit roman fantasy (chap. 1)   Dim 30 Nov - 16:56

FIN DU CHAP. 1


Orhyn resta figé un court moment, qui lui parut cependant durer un temps immémoriale. Il savait ce qui allait arriver ; il savait ce qu'il devait faire.
Presque en dehors de sa volonté, le jeune garçon ferma les yeux et tourna les talons d'un seul mouvement ; prenant une grande inspiration, il les rouvrit et se mit à avancer. De plus en plus vite.
Il courait, mais pourtant la porte ne semblait pas vouloir se rapprocher. Puis il y eut comme un déclic, une déchirure dans son esprit, un cri ; il se retrouva hors de la salle. La première chose qu'il pensa : sortir d'ici au plus vite, sinon les rariills le tueraient, car il savait, c'était lui, désormais, qu'ils chercheraient. Mais pourquoi ? Ne cessait-il de se répéter, alors qu'il parcourait le long hall d'entrée. Il se retrouva face à l'immense porte du halle, qui barrait la sortie. Elle était fermée par magie ! Que faire ?
Les caves ! pensa la jeune homme aussitôt. Fuyant les flammes, qui mangeaient petit à petit chaque partie du bâtiment, incinérant toutes choses qui passait à la portée de ses flammes dévorantes. Objets, plantes, humains,...
Le monastère flambait de toutes parts et Orhyn mit bien le double du temps habituel pour accéder à la trappe qui menait aux caves sombres, où les moines rangeaient et classaient leurs vins. Vins qu'ils revendaient ensuite en ville.
Orhyn souleva le lourd anneau de fer et fit basculer le paneau de bois. Celui-ci retomba avec fracas sur le sol, avec un bruit tel qu'il résonna avec force, faisant frémir les vieux murs de pierre. Le jeune homme fit glisser l'échelle de métal en faisant cette fois attention à ne pas faire trop grand bruit. puis il s'engouffra dans le trou noir.
On ne voyait absolument rien, ici. A tâtons, Orhyn chercha le mur. Il faillit se prendre les pieds dans quelque chose qui semblait être un seau, et se cogna contre le mur. Le jeune homme émit un petit cri, plus de surprise que de réelle douleur. Il se massa la tempe avec précaution, laissant son autre main glisser, lentement, le long des pierres.
Il sentait les vieilles fissures lui picoter les doigts lorsqu'il passait dessus et les profondes rainures qui permettaient de déceler où finissait une pierre et où commençait la suivante.
Soudain son bras rencontra un vide. Le jeune homme na connaissait pas très bien les plans des caves, mais en faisant un rapide de calcul de distances, il se dit que ce devait bien être là.
Il allongea le bras gauche et sa main se referma sur un gros bâton de métal froid. Avançant sa seconde main, il manipula un moment l'objet à l'aveuglette, puis une vive lumière envahit la cavité. La lumière diminua quelque peu mais resta suffisante pour y voir à deux mètres devant soi.
Orhyn dégagea la torche métallique du socle où elle s'accrochait et la sortit de sa niche en pierre. Grâce à cette nouvelle source de lumière, il avancerait certainement plus vite. Il fit un pas, et regarda autour de lui : une longue, très longue enfilade de tonneaux se succédait jusqu'au fond de cet immense couloir qu'ils formaient. Couloir dont on ne voyait pas le fond. Mais Orhyn savait qu'au bout, il y avait une sortie.
Tenant sa torche à bout de bras, il se mit en marche.
Les bruits étouffés des combats, au-dessus de lui, s'étaient tus.

*
* *


La porte, faîte de bois et d'acier, s'ouvrit lentement sur ses gonds rouillés avec un grincement qui le fit grimacer.
Orhyn replaça sa torche dans l'anneau à côté de la porte, car dehors, les trois lunes brillaient de leur plus forts éclats. Mais il ne l'éteignit pas, car qui sait ce qui l'attendait au dehors... Peut-être lui faudrait-il alors revenir à toute vitesse, et se cacher. Il ferma bien la porte, après qu'il fut sortit.
Le vent était glacial et soufflait avec violence. Orhyn frissonna sous sa fine veste en cuir de sanglier. il recula de quelques pas, puis le monastère en flammes apparu au-dessus de la bute d'où il sortait. Le couloir l'avait mené bien plus loin qu'il ne l'avait pensé au premier abord, mais ce n'était décidément pas une si mauvaise nouvelle que ça.
Il resta là, sans bouger, à regarder le bâtiment se consumer. Longtemps, il fixa la tour où sa mère ne devait sûrement plus être désormais. Il sentit à ce moment précis une larme couler le long de sa joue, puis découler de son cou pour enfin s'engouffrer dans son col. Elle glissa sur son torse et son ventre, avant de s'éteindre finalement sur la ceinture de son pantalon.
Le jeune homme fut pris d'un hoquet incontrôlable.
Il pleura.
Lorsque la dernière goutte de tristesse qui puisse humainement sortir s'éteignit à son tour, comme le fit la première, Orhyn renifla. Il ne pouvait pas pleurer, il ne devait pas.
Il remarqua alors qu'il était tombé à genoux alors qu'il se lamentait sur son sort. Il se releva avec difficulté et chancela. Il avait mal aux jambes : il avait sûrement dut rester assez longtemps ici, pourtant il lui semblait que pas une demi-heure ne s'était écoulée. Mais, lorsqu'il releva les yeux vers le monastère, l'incendie n'était plus. Seules quelques rares flammes résistaient.
Alors une pluie fine se mit à tomber. De plus en plus drue, elle devint rapidement un véritable déluge, qui finit d'éteindre le feu. Orhyn courut jusqu'à la porte, qu'il rouvrit, et resta recroquevillé dans le sombre tunnel à attendre. Le jeune homme n'avait que 15 ans, et en une seule nuit, il avait tout perdu.
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MessageSujet: Re: Ch'tit roman fantasy (chap. 1)   Dim 30 Nov - 17:01

CHAPITRE 2


La lune scintillait dans le ciel.
Orhyn fixait sans bouger la surface du lac. L'eau mouvante ne faisait aucun bruit tandis qu'il y plongeait ses mains avec douceur. Une goutte de sueur lui coula sur la joue, se mêlant aux larmes qui s'échappaient de ses prunelles. L'herbe se courbait doucement sous l'effet du vent frais. Et le silence régnait. Orhyn ne s'était pas rendu compte du temps qui passait et ce n'est que lorsqu'un souffle puissant changea le sens du vent un instant, non loin de lui, qu'il reprit conscience.
Sortant des sombres pensés où il était plongé jusqu'alors, le jeune garçon se leva avec lenteur. Il tendit l'oreille, essayant d'entendre à nouveau le souffle étrange qui lui était parvenu. Seul le vent lui répondit.
Puis un léger bruissement, à sa gauche, le fit se retourner. Orhyn ralentit sa respiration, chose bien difficile alors que le sang bouillonnait dans ses veines. Il s'attendait à ce que les rariills le retrouvent et le tuent, mais ce qui sortit des buissons fut tout autre.
Grand et visiblement d'une musculature hors du commun, l'animal s'avança lentement. Ses magnifiques yeux dorés brillaient dans l'obscurité. Orhyn resta figé lorsque les babines se retroussèrent, dévoilant une dentition des plus impressionnantes. La panthère émit un léger grognement. Mais au lieu de l'attaquer, elle se leva sur ses pattes arrières. Alors elle se transforma.
Son pelage d'un noir absolu s'adoucit pour devenir plus clair. Bientôt, sa couleur rosé devint une véritable peau. Les pattes antérieures de l'animal se plus raides et plus grosses. Les griffes s'aplatirent.
Orhyn ne cligna pas des yeux tellement le spectacle qui se déroulait devant lui le fascinait. Quand la panthère fut devenue un véritable homme, il ne put rien faire d'autre qu'ouvrir la bouche, sans qu'aucun son n'en sorte. La panthère, désormais sous forme d'homme, le fixait intensément.
C'était un homme de taille moyenne, svelte et musclé. Il était taillé pour la vitesse et l'escalade, mais Orhyn savait qu'il ne valait mieux pas se battre avec lui, à mains nus, ou même à l'épée. Ses yeux étaient toujours d'or.
- Ferme la bouche. Tu as l'air d'un idiot.
Orhyn sursauta quand la voix profonde et grave de l'homme trancha le lourd silence qui régnait. Il ferma la bouche en déglutissant. Puis, hésitant, il réussit à demander :
- Que... Qu'est-ce que vous êtes ?
L'homme cligna pour la première fois des yeux, avant de ses mettre enfin en mouvement.
- La politesse aurait plutôt été de demander : Qui êtes-vous ? Cela sera à revoir... Je suis un démon et mon nom est Gle'mir, répondit-il tout en vérifiant si son épée, qu'il avait apparemment sortit de nul part, était bien bouclée à sa ceinture.
Orhyn fit instinctivement un pas en arrière. Un démon, pensa-t-il, mais que vient-il faire ici ? Est-il ami ou ennemi ?...
Le jeune homme regarda vaguement autour de lui et se rendit compte que le seul chemin propice à la fuite se trouvait bloquée par un guerrier aux cheveux noirs armé. A moins que...
Il recula de quelques pas encore. Puis il sentit l'herbe laisser la place aux galets.
- Que fais-tu ? Demanda le soi-disant Gle'mir. Non, ne... !
Orhyn se retourna d'un seul mouvement et plongea dans le lac. Il entendit Gle'mir lâcher un juron avant que le froid ne l'envahisse.
Orhyn sentit son cœur s'arrêter un instant. Il ouvrit les yeux et contempla, ébahi, le fond des eaux. Le sable fin reflétait la lumière de la lune au travers de l'eau, l'éblouissant quelques peu.
Un froid glacial le prit soudain. Un poids lui écrasa la poitrine et tout l'air qu'il retenait encore s'échappa de ses poumons. Crachant, suffoquant, Orhyn se débattit, accélérant ainsi sa noyade. La panique transparait dans son regard. Sans réfléchir, il s'accrocha à la première chose que rencontra sa main.
Gle'mir le souleva avec force et réussit à le ramener sur la berge d'une seule main. Le démon le toisa en grimaçant :
- Idiot, incompétent et inconscient... Eh bien, me voilà dans de beaux draps.
Il laissa le jeune homme se remettra de sa mésaventure en s'éloignant de quelques pas.
Orhyn tremblait comme une feuille, tellement il était gelé. Entre deux claquement de dents, il réussit à balbutier :
- Que... Que me voulez-vous ?
Le jeune pouvait s'attendre à tout, mais quelle fut sa surprise lorsque les paroles de Gle'mir parvinrent à ses oreilles :
- Ta sécurité.
Ces paroles étaient empreintes d'un étrange vibrement et d'une sincérité dont on ne pouvait douter. Orhyn ne put cependant s'empêcher de s'étonner :
- Comment ?!
Il fixait le dos de Gle'mir avec une attention des plus accrus, comme s'il croyait qu'il put disparaître à chaque instant, le laissant seul. Gle'mir ne dit mot. Pendant de longues minutes, le silence les envahissait, petit à petit. Ce silence amenant l'anxiété et finalement l'énervement. Le jeune homme ne fit pas exception.
- Expliquez-vous ! Clama-t-il, exaspéré par ce silence provocateur de la part du démon.
Il n'avait plus froid.
Gle'mir ne bougeait toujours pas, mais lâcha :
Ta mère t'aimait plus que tout et j'espère que tu ne rendras pas sa disparition inutile.
Le démon se retourna vers Orhyn et le fixa de ses yeux d'or, étincelants dans la nuit. Orhyn dut faire un grand effort de volonté afin de ne pas s'écrouler à terre. Il savait que le mot « disparition » signifiait « m... » Non ! Il ne pouvait, il ne devait pas y penser. Une larme, une seule et unique, coula le long de sa joue.
- Je vous suis, dit-il en serrant les dents.
Un léger bruissement lui parvint, puis un bras apaisant, chaleureux, paternel, se posa sur son épaule. De douces et enivrantes paroles lui parvinrent, comme dans un rêve :
- Dors... Dors car demain nous devrons être prêts Dors sans cauchemars .
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