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 Winter is coming

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Radagast
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MessageSujet: Winter is coming   Jeu 1 Aoû - 16:48


En cette fin d'été, les températures commençaient à baisser drastiquement sur la Baie de Forochel, le point le plus au nord des Terres connues de la Terre du Milieu, tandis que chaque jour qui passait la lumière du soleil se faisait plus fugace et moins intense. Les Lossoth, le peuple rude et fier qui avait élu domicile dans ces terres isolées, avaient terminé de constituer leurs réserves et se préparaient pour l'hivers particulièrement difficile qui s'annonçait. En effet, le vent glacé venu du Nord-Est était porteur d'un Mal puissant, qui se ressentait dans l'air, dans l'eau, dans l'os. L'ombre du Seigneur des Ténèbres continuait d'étendre son emprise au Nord, là où les gens des Peuples Libres ne pouvaient encore l'atteindre. On disait même que le sinistre Roi-Sorcier, ramené des couloirs de la mort par Morgoth, avait commencer à reconstruire sa forteresse de Carn Dûm et son royaume d'Angmar. D'instinct les Lossoth s'étaient préparé pour la guerre, affûtant leurs lances ancestrales et parcourant les plaines glacées pour rassembler les tribus. Certes, il n'avait pas l'entraînement ni la discipline des hommes d'Arnor, mais nul ne pouvait égaler leur agilité et leur endurance dans cet environnement hostile. La guerre qui s'annonçait allait être plus difficile que prévu pour Morgoth...

Fendant leur chemin à travers l'air glacé du ciel, deux aigles géants vinrent troubler la quiétude de la Baie. Il ne s'agissait ni plus ni moins que de Gwaihir le Grand, seigneur de toutes les créatures du ciel, accompagné de son frère et héritier Landroval. Chacun portait sur son dos deux passagers, les membres de la petite communauté rassemblée à la hâte par le mage Radagast: le magicien Brun et le rôdeur Heimdhall sur Gwaihir, l'elfe Noldo Maglor et le nain Wulfram sur Landroval. Ce petit groupe avait traversé tout le Nord de la Terre du Milieu depuis Isengard et enduré tous les dangers et désagréments d'un tel voyage dans un but bien précis: retrouver le dernier des Silmaril encore accessibles. Le mythique Joyau de lumière que Maglor avait jeté à l'océan il y a des millénaires avait longtemps été balloté au gré des flots, avant d'être projeté dans une grotte sous-marine de la Baie de Forochel où il reposait encore aujourd'hui. Ces informations, Radagast les avaient obtenues après avoir regardé dans le palantir de Minas Tirith, la seule des Sept Pierres de Vision encore aux mains des Peuples Libres, au terme d'un pénible effort mental. Ici allait s'achever leur longue quête, mais le plus dur restait à faire...

Portant son regard affûté sur la baie glacée malgré le vent qui fouettait son visage, Radagast parvint à repérer la grotte qu'ils recherchaient. L'accès ne serait pas aisé: située à l'autre bout de la baie, elle n'était reliée à la terre d'aucun côté, à part par quelques icebergs. Mais au moins elle semblait partiellement émergée, ce qui favoriserait les recherches. Le mage sentit une grande puissance émerger de ce lieu. Le Silmaril était là, sans aucun doute, mais quels autres secrets et dangers cette grotte millénaire pouvait donc abriter ?

D'un signe de la main Radagast indiqué aux deux aigles où se poser, et ces derniers purent atterir en douceur sur une portion de terre rocheuse, près du bord de mer. Quelques blocs de glace par-ci et par là parsemaient cette étendue rocheuse, et en dehors de cela l'endroit était désert et silencieux.  Seuls quelques renards polaires affolés, sans doute attirés par les troupeaux de phoques qui venaient occasionnellement se reposer sur ce genre de plage, s'écartèrent au passage des aigles. Les compagnons purent descendre avec délicatesse de leur monture, et Radagast prit la parole le premier:

-Mes amis, nous voilà arrivé au terme de notre voyage. Voici la légendaire Forochel, et à l'autre bout de la baie se trouve la grotte que nous recherchions. Nous avons de la chance, l'hivers arrive mais n'a pas encore totalement étendu son emprise. Dès demain nous commencerons les recherches, mais pour l'instant il nous faut nous installer et répartir les tâches.

Heimdhall, vous venez d'Eriador et vous avez longuement parcouru cette région du Nord au Sud. Vos exploits sont bien connus des gens de cette contrée, et il n'est pas possible que les Lossoth aient déjà entendu parlé de vous. Alors que nous volions encore j'ai repéré un petit village d'igloos à l'Est. Allez-y, présentez notre mission et tâchez d'obtenir le plus d'informations possible à propos des dangers de la baie, et de la présence éventuelle de l'ennemi. Un peu d'aide de ces rudes navigateurs pour la traversée de demain ne serait d'ailleurs pas de refus.

Maglor, Wulfram, déchargez le matériel et les provisions et préparez une tente pour la nuit. Soyez prompts, la nuit peut tomber par traîtrise en cette saison. Pour ma part, je vais m'absenter quelques instants, voir si notre cinquième camarade est finalement arrivé.


Maglor fils de Feanor fronça les sourcils à l'énoncé de ces instructions. Était-ce la perspective de travailler avec Wulfram, qu'il détestait cordialement depuis leur rencontre en Isengard (et le nain le lui rendait bien), qui lui déplaisait ? Non il semblait y avoir autre chose.

-Maître Radagast, pourquoi attendre encore ? Elle n'était pas là à Fornost, pas plus qu'à Forlond. J'ai peur qu'elle ne soit gravement en retard, ou pire encore, et qu'elle ne puisse nous rejoindre. Nous n'avons pas de temps à perdre, et votre aide nous serait précieuse.

Le regard du magicien se fit sombre, reflet de ses préoccupations, mais décidé.

-Non Maglor, j'ai confiance en elle. Je la connais depuis bien longtemps et jamais elle n'a failli. Si je lui ai demandé de nous rejoindre, alors elle sera là. Bonne chance à vous tous.

Sur ce Radagast tourna les talons et repartit vers le Sud, en direction des terres. Il marcha pendant plus de vingt minutes tout en surveillant les alentours de ses yeux perçants, mais personne ne se profilait à l'horizon. Seules les étendues glacées et désolées s'étendaient à perte de vue. Il décidé de monter sur un escarpement rocheux recouvert de glace afin d'augmenter son champs de vision.

Au campement, Maglor semblait décidément de mauvaise humeur, et déchargeait abruptement les affaires du groupe du dos des aigles patients. A vrai dire sa bonne humeur n'avait que peu à voir avec le retard de leur compagne: en réalité la présence toute proche du Silmaril ravivait en lui des souvenirs ancien et douloureux. Souvenir de la mort et de la désolation, mais aussi de sa propre lâcheté, de la facilité avec laquelle il avait succombé aux tentations du pouvoir et des années de remord qui avaient suivi. C'est ainsi qu'il en vint à s'en prendre à son camarade nain.

-Décidément Wulfram, des semaines de voyage et de campements successif ne semblent pas vous avoir instruit. Combien de fois vous ai-je dit de regrouper les affaires et de ne pas les disperser en tas indistincts. Il s'agit sûrmement là de la négligence bien connue des nains.

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Ashrindir
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MessageSujet: Re: Winter is coming   Lun 5 Aoû - 0:00

L’ombre s’approcha du feu et doucement, sortie les mains de ses longues manches pour s’y réchauffer.

« Je ne vous ai pas trop fait attendre ? » Murmura-t-elle tout en faisant danser les volutes des flammes mordorées.

L’elfe ne broncha pas. Assise au pied d’un chêne, elle continuait imperturbablement de tailler une forme encore indistincte dans une branche de buis.

Les deux curieux personnages s’observèrent ainsi discrètement pendant plusieurs minutes.
Le cavalier venant d’arriver était emmitouflé dans une longue et épaisse cape grise qui laissait à peine voir un visage émacié mais encore beau et vigoureux. Les cernes violettes sous ses yeux montraient qu’il lui manquait sûrement plusieurs heures de sommeil. A deux pas de lui, un cheval de trait fourbu, soufflant et flanqué d’une selle bien trop grande qui lui donnait un air d’âne bâté.
L’elfe portait une tenue plus légère malgré la fraîcheur ambiante. Vêtements de chasseur, bottes en daim, cape en laine. Deux katanas dans son dos, un long couteau à la main. Dans ses yeux tirés se reflétaient les flammes dansantes du feu qu’elle avait allumé. Elle se concentrait sur son œuvre tout en essayant de capter le rythme cardiaque de son interlocuteur. Son cheval, couché à quelques mètres, regardait la scène d’un œil goguenard.

« Vous avez plus de deux mois de retard l’Epervier ».

« Et j’ai faim » Répondit l’autre.

L’elfe se leva alors enfin et alla chercher des provisions dans sa besace. Quelques fruits et un morceau de viande qu’elle ficha sur une broche avant de la placer dans le feu. Lorsqu’elle posa la viande sur le foyer les flammes disparurent, laissant place à un cercle de braises rougeoyantes. La clarté de la lune devint alors la principale source de lumière, envoyant la puissance de ses rayons entre les branches fournies du bosquet.

« Vous savez; ils sont tous morts. Ceux qui vont ont suivi. Nous les avons tous achevés. »
L’elfe, imperturbable, repris son couteau et se mit à tailler plus rapidement.
« Ash. Vous saviez que nous mettrions du temps. Si vous vouliez des professionnels il fallait demander à des elfes. »
A ces mots, l’elfe leva des yeux perçant vers le rôdeur.
« « Merci pour vos services l’Epervier. Vous trouverez votre solde dans la poche gauche de la sacoche de votre cheval. »
Le rôdeur la regarda, malicieux.
« Un jour il faudra que vous m’expliquiez comme vous faites ça. Vous payez des tueurs pour liquider des poursuivants et vous arrivez à déposer un paquet dans mon sac sans même l’approcher. Reconvertissez-vous en tueuse professionnelle! »

Le rythme de la main de l’elfe s’accéléra et le rôdeur pouvait maintenant deviner les formes d’un animal. Un chien ou un loup, la gueule ouverte, les crocs fins et acérés, prêts à fondre sur une proie invisible.
L'homme profita de la concentration de l'elfe pour récupérer la viande sur le feu et nettoyer la pique de son festin et quelques coups de dents. Trop peu pour le rassasier, mais juste ce qu'il fallait pour que son ventre ne crie plus famine.
Il s'essuya ensuite les mains dans l'herbe et profita d'être debout pour récupérer son due, caché dans son sac. Il en sortie une fine pochette de cuir tannée. Il l'ouvrit précautionneusement et en fit rouler un rubis de la taille de l'ongle de son pouce. Un an de salaire pour un ouvrier de ferme.
La taille de la pierre lui fit ouvrir des yeux gros comme des oeufs de caille.
« Vous saurez où me trouvez la prochaine fois. Damne, je prendrai autant de vie que vous voulez pour ce prix là! »

La créature aux oreilles en pointe murmura dans un sourire. « L’antidote du poison que vous venez de digérer avec la viande est à l'auberge de Rmul. Il faut environ deux jours pour y aller vu l’état de votre cheval. Le poison fera effet d’ici une journée, une journée et demie si vous ne bougez pas trop. Le tenancier est un courant. Vous me faites pitié l’Epervier. Mais comme vous travaillez bien je me suis décidée à vous prévenir? On ne sait jamais. Peut être que j'aurai besoin de vous encore une fois... »

Elle donna un dernier coup de couteau à sa sculpture et la jeta à l’homme encapuchonnée. « Vous m’excuserez, j’ai des amis qui m’attendent depuis bien trop longtemps. »

Le rôdeur, ébaubie, la regardait sans plus oser respirer.
Sur ces dernières paroles, elle siffla une note sèche qui fit se lever son cheval. Elle l'enfourcha d'un simple saut;

« Vous aurez la gentillesse d'éteindre le feu avant de partir. Je préfère que vous mourriez de mon poison plutôt que de l'épée d'une créature de l'ombre.
Maintenant allez Ourasi, plein sud, on nous attend et nos amis vont perdre patience
... »


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HeimDhall
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MessageSujet: Re: Winter is coming   Sam 7 Sep - 19:31

Sa mémoire devenait floue, depuis combien de jours étaient ils partis d'Orthanc ? Sans doute un bon paquet, peut être cela se comptait même en mois désormais. Il avait perdu la notion de temps, enchaînant ces journées partagées entre vol et repos, chaque fois le vol paraissant plus long, il lui semblait que le Soleil mettait plus de temps à surgir à l'Est, était ce un acte du Mal ? De ce Mal menaçant la Terre du Milieu, celui qui avait massacré d'innombrables peuples, rasés tant de cité, saccagé tant de ville, et ruiné tant de vie ? Encore une fois il commençait à s'endormir sur le dos de l'aigle, il ouvrit les yeux : toujours de la neige et encore de la neige. Il esquissa un sourire, que c'était bon.
Que c'était bon de sentir de nouveaux le froid vous mordant la peau, de voir le relief couvert de neige d'un blanc immaculé, d'entendre si peu de bruit, à part le sinistre sifflement du blizzard, et de rien sentir d'autre que l'odeur de ces contrées. Il se força à se réveiller et contempla toute la beauté du paysage. Le paysage sauvage des déserts du Nord, il y avait passé beaucoup de temps, mais n'y était pas revenus depuis des années, de trop longues années.



Les aigles allèrent se poser, sans doute le mage le leur avait il ordonné, de toute façon Heimdhall était trop occupé à s’intéresser se que faisaient ses compagnons. Le paysage était magnifique, les étendues glacées du nord d'Eriador contenaient de véritables merveilles naturelles. Bien que l'hiver fut assez proche, le ciel était encore clair, d'un bleu parfait, contrastant ainsi avec le blanc et gris des terres enneigées, c'était un spectacle grandiose. A peine descendit de cette monture ailée, le Mage donna ses ordres, le rôdeur écouta, sans même le regardait, il se contenta d’imprégner son esprit de cet objectif : trouver les Lossoths, ou tout aide pouvant leur être utile.

Il ne savait guère dans quelle direction aller, mais il s'en contrefichait, il partit tout de même, vers le sud, en suivant les rives de la baie. Avant de partir, il s'était débrouillé pour changer ses vêtements, désormais il était vêtus d'habits blancs et gris, suffisamment chaud pour le protéger du froid nocturne, ou des vents violents arrivant du noir. Il avait lui même renforcé ses bottes de cuirs, pour qu'elles résistent encore mieux au voyage dans la neige, et à une marche difficile. Un foulard protégeait le bas de son visage, tandis que son capuchon couvrait le reste de la tête, ne laissant que ses yeux et ses sourcils apparent. Tandis que ses bottes laissaient dans la neige la marque distincte de ses pas, il avançait, droit vers le sommet le plus proches. En effet, devant lui se trouvait quelques montagnes, peut être haute de huit cents mètres, peut être plus. De toute façon il s'en contre fichait de ça aussi. Rien d'aussi futile ne pouvait l'arrêter, il avait de quoi se nourrir pour plusieurs jours, et pourrait chasser. Les limites de son corps ne l'inquiétaient plus, seul son esprit était maître.
Les heures passèrent, chaque pas le rapprochant du sommet, chaque inspiration le vivifiant. Il avait fini par retrouver le cours du temps, il n'avait jamais eu autant de lucidité ces derniers mois, si bien que lorsqu'il arriva en haut, il s'arrêta, et contempla à nouveau le spectacle s'offrant à lui. De cette hauteur, il pouvait voir à des lieues et des lieues à la ronde, tant le terrains vers le sud était plat. Derrière lui, il apercevait la baie de Forochel, avec ses icebergs, et ses petits îlots isolé dans ses eaux glaciales. A l'est, il pouvait voir un entrelacement de petites vallées, et de collines, parsemées ci et là de sapins enneigés. Tandis qu'il observait, un vent glacial commença à balayer la montagne, ce n'était pas seulement un froid mordant, tel qu'il affrontait depuis maintenant plusieurs heures. Non, celui ci était bien plus violent, il semblait malsain, il lui semblait entendre des murmures, des paroles en des langues dont il ne pouvait saisir le sens des mots. Le brouillard se leva aussitôt, et alors que le regard du rôdeur était tourné vers les nuages sombres venant de l'ouest, le Soleil disparut, loin à l'ouest, réduisant ainsi son champs de vision jusqu'à ce qu'il ne puisse plus voir qu'à une trentaines de mètres autour de lui.
C'est à ce moment là que des souvenirs resurgirent dans son esprit. Il se revit, dans la Moria, il y a de cela pus ou moins cinq années, fier et arrogant, il y avait rencontré Radagast, puis ses escapades vers Erebor, la défense d'Osgiliath, le voyage au travers du Rohan, et toutes ces autres aventures. Cinq années s'étaient écoulées, il devait désormais avoir presque vingt-sept ans, ou moins, et pourtant il paraissait en avoir quarante. Tant de voyage, soumis à la rigueur de tant de climats, à endurer tant de blessures et fatigues accumulées au cours de tant de combats l'avait éprouvés. Si bien qu'en ce jour, aucun de ceux qu'il avait connut en Evemdim n'aurait été en mesure de le reconnaître. Il était seul, peu d'amis, pourtant il en avait sauvé beaucoup, des faibles, des combattants, des Hommes, des Elfes, qu'importe, de toute manière nul n'avait jamais remercié le rôdeur du Nord, celui qui des années auparavant se nommé lui même le Paladin d'Evendim. Mais désormais, ses anciens rêves de gloire s'étaient transformé en illusions.
Il l'avait compris, il n'y a rien de plus durs à atteindre que de gravir les échelons de la postérité en se contentant de combattre dans toutes les batailles à portée. au mieux on devenait un grand guerrier, mais ce n'était pas ça qui l'intéressé. La neige avait commencé à tomber, depuis un petit moment déjà, le recouvrant ainsi d'une mince pellicule blanche. S'il y eût un observateur, voir quelqu'un restait planté au sommet d'un montagne pendant aussi longtemps, fouetté par le vent, léché par la neige, cela aurait pu paraître étrange. Mais de ça aussi il se contrefichait. C'est alors qu'il baissa les yeux. Au travers du brouillard environnant, dans l'obscurité grandissante du crépuscule, il distinguait de la lumière. Un feu, ou des torches. Se concentrant un peu plus, il parvint à entendre les échos fracassant du choc des métaux. C'est alors que son don, ou sa malédiction, réveilla en lui toute la fureur de son peuple. Depuis toujours, le combat réveillait en lui un instinct indomptable, un instinct le poussant au combat, le battement de son cœur accéléra, chaque battement était comme un coup de tambour, un appel à la guerre. Il bougea, pour se réchauffait un peu, le bruit était plus puissant maintenant, plus proche, et il distinguait les lueurs de torches. Il sortit son épée de son fourreau, et fit quelque moulinets.
Son sang bouillonnait, il était prêt à faire couler le sang de ses ennemis. C'est alors qu'il les vit surgirent de l'épais brouillard environnant. Les Lossoths, de grands Lossoths, tout au plus cinq. Chacun était habillé de tenue hétéroclites, formées de pièces de cuir, de peaux ou de métal parfois, mais elles étaient toutes imbibées de sang. L'un d'entre eux était à la traîne, sans doute blessé. Ils fuyaient quelqu'un, ou quelque chose. Ils ne l'avaient pas vu, trop occupé qu'ils étaient à surveiller leurs arrières et à gravir la pente abruptes de la montagne. Ils avançaient lentement, ils devaient être épuisés. C'est alors qu’apparurent leurs poursuivants. Eux aussi étaient des Lossoths, bien qu'un peu moins impressionnant physiquement, ils étaient déterminés, ainsi qu'épuisé, à anéantir leurs proies. Leurs tenues étaient d'un noir profond, aussi étaient ils repérables dans la neige et le gris du brouillard, ils portaient des torches et d'étranges armes.
Les deux groupes ne l'avaient pas vu, vu qu'ils continuaient leurs chemin, passant à une vingtaine de mètre de lui.  Dans son for intérieur, il se sentit insulté, aussi prit il son cor dans une main, tenant avec l'autre sa lame. C'est alors que les poursuivis s'arrêtèrent, sans doute exténué, incapable de poursuivre leur course, et pour livrer leur ultime combat. Une lance transperça l'air et transperça le torse de celui qui était à la traîne. A quatre contre vingt, le combat risquait d'être court. Il remplit alors ses poumons de l'air frais des montagnes puis souffla de toutes ses forces dedans. Le bruit était tel que des pans de neige commencèrent à bouger, créant de petites avalanches, et surpris les Lossoths. Tous se tournèrent pour voir d'où provenait ce son, et c'est là qu'ils le virent. Cet homme, seul, tenant une épée dans une main, et attrapant une hache dans l'autre. Qui était il ? Nul ne le savait, mais ils ne pouvaient l'ignorer, Heimdhall songea au bruit du cor, qui avait du être entendu à des lieues à la ronde, mais il chassa de son esprit ce genre de considération lorsque la première lance atterrit juste quelques mètres devant lui. Il était en hauteur, aussi les Lossoths avaient du mal à l'atteindre. Sans plus attendre, le rôdeur poussa un cri et s'élança.
Aidé par le dénivelé qui jouait en sa faveur, il atteint assez vite le rang des hommes de noirs, et frappa de toute ses forces avec sa hache pour éclater le crâne du premier venu. IL enchaîna les coups d’épées pour lacérer tous ceux qui étaient à portée. Déviant les attaques maladroites de ces Lossoths épuisés, et mal équipé apparemment. Nul fatigue ne l'envahissait, seulement de la chaleur, son sang battait à un rythme fou dans ses tempes, ses mouvements était puissant et précis. Une demi douzaine de Lossoths étaient tombés, lorsque les autres arrivèrent. Alors qu'ils étaient condamnés à mourir pitoyablement sur ce tas de terre, un demi dieu avait surgi du sommet de la montagne, et avait chargé, seul, les rangs de leurs ennemis, désormais ils avaient retrouvés le courage de combattre. Les quatre hommes vinrent donc aider le rôdeur, poussant à leurs tours des cris de guerre. Les autres Lossoth n'avaient pas du prévoir un tel retournement de situation, et plusieurs commencèrent à fuir, en dévalant les pentes enneigées, alors que les derniers des leurs mourraient, un membre tranché, ou le torse broyé par cette hache et cette épée d'acier, forgé il y a longtemps dans le cœur des plus hautes montagnes d'Evendim, mais ça ils l'ignoraient. Tandis que chacun récupérait de l'escarmouche, un des Lossoths s'approcha d'Heimdhall, et du haut de ses deux mètres lui parla, dans un langage commun correct, mais très guttural.


" Qui es tu donc guerrier ? Tu manies tes armes et te bats comme si tu allais mourir, et tu sembles ne pas être affecté par la peur, ils étaient en surnombre mais tu l'a ignorait, et tu nous as sauvé. Pour cela, tu as notre plus profonde reconnaissance. "

Heimdhall réfléchit avant de répondre, il rangea ses armes et prit à son tour la parole.
" Je ne suis qu'un étranger, un voyageur venant du sud. Et de là où je viens, on m'a toujours appris que la volonté d'un homme pouvait lui permettre d'accomplir des exploits, aussi je tente de suivre ce conseil. Mais vous qui êtes vous ? "


" Nous sommes des Lossoths, et nous sommes prêt à vous aider, voyageur ... "

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MessageSujet: Re: Winter is coming   Mer 24 Déc - 0:26

Heimdhall

Grande était la surprise des Lossoths: alors qu'ils s'étaient crus perdus, rattrappés par les membres de la tribu rivale de la leur, un guerrier avait surgi de nulle part pour leur venir en aide. Bien entraîné, bien armé et déterminé, il avait rapidement taillé en pièce les assaillants, et les quelques survivants s'étaient dispersés. Heimdhall avait face à lui quatre hommes d'âges divers , tous vêtus de la tenue en fourrure blanche d'ours polaire qui caractérisait le Peuple des Glaces. Leurs traits étaient tirés, usés. Plein de reconnaissance autant que de stupeur, le plus vieux s'avança alors vers Heimdhall, et lui proposa son aide. Mais c'est alors qu'intervint le plus jeune, à l'air beaucoup moins amène.

-Les Lossoths n'ont qu'une parole, ils rendent une vie pour une vie, mais ne t'attend pas à la moindre amitié de notre part, étranger. Les hommes des Contrées Verdoyantes sont arrogants et voraces; voilà cinq lunes que des hommes tels que toi bardés de fer et d'acier ont expulsé mon cousin et sa famille de leur terre. Parce que vos lances sont de fer et vos igloos de pierre, vous croyez que vous valez mieux que tout les autres hommes.


-Dolf ! Il suffit, tu insultes la mémoire de nos pères en te montrant aussi injuste ! Cet homme nous a sauvé, nous sommes en dette envers lui. Va donc au village, et préviens les autres.


Bon gré mal gré, l'homme s'exécuta. Mais il disait vrai: pour faire face à la guerre, le gouvernement d'Arnor avait encore réduit les territoires accordés aux Lossoths. Sur les baies où ils chassaient les phoques et sur leurs terres sacrées se dressaient désormais forts de pierre et villages de colons. Radagast devait en être informé, afin de mettre au courant à son tour la princesse régente Earwen: il n'était pas judicieux, en période de trouble, de se mettre à dos ces alliés potentiels.

Le plus vieux se tourna de nouveau vers Heimdhall, et son visage était demeuré amical et ouvert.

[b]-Accepte de pardonner mon neveu étranger, mais il est vrai que les Hommes du Sud ne sont guère bien vus par ici. Et la fougue de sa jeunesse l'emporte sur la raison. Notre aide t'est acquise, tu peux même bénéficier de notre hospitalité pour cette nuit. Mais pourrais-tu m'expliquer quel vent t'amène sur nos terres ?[/b]

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MessageSujet: Re: Winter is coming   Jeu 25 Déc - 14:01

Il était vrai qu'il les avait sauvé, ou du moins qu'il les avait grandement aidé. Cependant son action ne semblait pas faire l'unanimité au sein du groupe. On lui reprochait d'être un de ces étrangers du sud, ce qui dans l'absolu n'était pas faux, mais pourtant cela le blessait quelque peu. Il avait passé de nombreux mois à parcourir ces étendues glacées, poussant jusque très loin au nord. Il y avait combattu des bêtes et des bandits, sans vraiment vouloir aider directement les populations locales, il ne tolérait pas que ce havre de paix glacé soit troublé. Et voilà que désormais certains le considérer comme un intrus. Il ne montra rien de ce sentiment, mais au fond de lui il s'en voulait.

Notre aide t'est acquise, tu peux même bénéficier de notre hospitalité pour cette nuit. Mais pourrais-tu m'expliquer quel vent t'amène sur nos terres ?

Lossoths, l'hiver vient. Je ne suis ici que par ma propre volonté, une volonté de renouer avec les étendues glacées que j'ai longuement parcouru il y a quelques années. Non, je ne suis pas venu porteur de guerre, mais plutôt en tant qu'ami. En tout cas c'est l'intention que j'ai, a vous de voir si vous pouvez m'acceptez. Quand à une aide, je vous en remercie d'ors et déjà, mais je vous propose la mienne afin d'empêcher les gens du sud d'envahir votre terre.

Il marqua une pause pour les laisser réfléchir. L'ardeur du combat avait disparu, et la chaleur de son corps aussi, désormais il sentait pleinement la morsure glaciale du vent et l'air glacial dans ses poumons. Il sourit, le revoilà parmi les terres froides qu'il aime tant ...

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MessageSujet: Re: Winter is coming   Jeu 25 Déc - 19:17

Durant les premières secondes de l'atterrissage sur les bords de la baie de Forochel, Wulfram malgré sa mentalité nainique ne put empêcher une larme de perler le long de son visage. '' Par mes aïeux ! Quelle fabuleuse expérience ce fut : Voler. ''  Murmura-t-il dans sa barbe, sa main boudiné couvrant ses lèvres et ses yeux contemplatif de la magnificence des Terre du Milieu. Tel un enfant il commença à s'agiter, s'emmitouflant dans son manteau de fourrure, il teint fermement ses bagages et ses armes. Le voyage le rendit silencieux et docile à la joie de Maglor, cependant les jours heureux de l'elfe touchèrent à leurs termes, à l'approche du sol et de la neige Wulfram redevint le parfait nain fière représentant de sa race : un petit entêté stoïque et grincheux à la barbe rousse. Il jeta un dernier regard aux alentours cette fois ci avec une intention moins poétique et plus stratégique d'analyse du terrain. '' De la flotte, des cailloux, s'pas folichon ici ... '' Marmonna-t-il dans sa moustache cuivrée qu'il ne cessait depuis les premières neiges de la débroussailler des flocons pullulant en cette saison. Un des majeurs problèmes du peuple sous les montagnes, la pollution de la pilosité facial par la nature est fortement désagréable esthétiquement et physiquement.

De sa propre initiative Wulfram commença hâtivement à décharger les provisions et le matériel emportés. Cet effort rendu possible par la faim du nain et peut-être par une once de générosité.
La notion du temps lui avait quelque peu échappé lors de son séjour parmi les nuages, heureusement son estomac estimait que l'heure du souper ne saurait tardé ! Il ne fit attention aux instructions de Radagast jusqu’à ce que l'annonce de son prénom vint lui chatouiller le tympan.

-Maglor, Wulfram, déchargez le matériel et les provisions et préparez une tente pour la nuit. Soyez prompts, la nuit peut tomber par traîtrise en cette saison. Pour ma part, je vais m'absenter quelques instants, voir si notre cinquième camarade est finalement arrivé.

Devant cette déclaration, le nain fit la moue et Maglor ne resplendit pas non plus de bonheur. Wulfram ne connut plus sage homme que Radagast et pourtant il se retrouvât dans une situation follement pittoresque ... Mais il avait prêté serment pour le bien du périple d'essayer, de tenter des efforts avec Maglor. Sans dire un mot il reprit donc son travail de manière forcené. Débarquant soigneusement un par un chaque sacs, chaque objets

-Décidément Wulfram, des semaines de voyage et de campements successif ne semblent pas vous avoir instruit. Combien de fois vous ai-je dit de regrouper les affaires et de ne pas les disperser en tas indistincts. Il s'agit sûrement là de la négligence bien connue des nains.

- Vous n'en manquez pas une dites moi ! Bougonna-t-il. Wulfram prit la pique de son rival comme une taquinerie amical habituelle dont il ne manqua pas de riposter. Après une courte pause entre deux regards moqueur à son compagnon il s'exclama :
- Sachez ... Elfe, que ma personne a pris grand soin à l'ouvrage. Ce ne sont qu'vos yeux d'elfes qui perçoivent tous d'une manière trop ringarde vous m'suivez ? Essayez d'voir ça comme un bordel organisé.

Wulfram comptait attendre le retour des autres pour débuter la cuisine mais ce début de dialogue le mit en appétit. De son propre chef il saisit un récipient, un peu de nourriture, des fruits et un quignon de pain à grignoter pendant la cuisson. Et Maglor qui s’apprêtait à répondre se fit couper dans son élan par le petit barbu qui ordonna d'un air enthousiaste :

- Préparons le souper, ainsi ils pourront se restaurer directement à leur retour ! Sur ces paroles il prit une bouchée de la mie de son pain retiré au préalable de façon minutieuse et envoya, avec la plus grande douceur qu'un nain peut avoir, deux pommes rouges du sac des provisions.
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MessageSujet: Re: Winter is coming   Sam 27 Déc - 15:09

Ashrindir

Radagast marchait depuix plus d'un quart d'heure dans la neige fraîche, Rôdeur le raton laveur sur ses talons. Devant lui s'étendaient à perte de vue plaines glacées et sommets recouverts par les nuages. Le voilà qui commençait à s'éloigner de la côté, laissant ses camarades à leurs missions respectives. Wulfram et Maglor s'étaient-ils mis d'accord pour la construction de l'igloo ? Heimdhall avait-il déjà établi le contact avec les rudes Lossoths ? Il commençait à s'en vouloir d'avoir conduis ses amis, avec lesquels il avait déjà partagé tant d'aventures, dans cette mission plus qu'incertaine. Et voilà qu'il les abandonnait, à peine arrivé, pour retrouver une femme avec qui ils n'avaient pu établir le contact en des semaines de voyage. Peut-être était-elle tombée, peut-être même les avaient-elle abandonnés.

Le Magicien Brun stoppa alors net, conscient de la vacuité de ses pensées. Ashrindir, abandonner ses camarades ? La guerrière elfe était certes énigmatique et imprévisible, mais elle avait un sens de l'honneur et de la loyauté. Un sens de l'honneur à elle certes, mais elle n'abandonnerait jamais des camarades de lutte. Et surtout pas quand une mission difficile se profilait: son côté impulsif et son courage la poussaient à relever les défis impossibles.

Elle et moi nous connaissons depuis longtemps, depuis cette affrontement avec les nationalistes nains dans la forêt de Fangorn... Que m'arrive-t-il pour douter d'elle ? L'esprit malin qui émane de ces montagnes serait-il en train de s'attaquer à mon esprit ?

C'est alors qu'un bruit de cavalcade se fit entendre au loin. Ses sens en alerte, Radagast fixa l'horizon, ses mains protégeant ses yeux des flocons de neiges qui commençaient à tomber à nouveau. Enfin, il eu la confirmation de ce qu'il pensait. Il accéléra alors le pas, et il ne s'écoula pas une minute avant qu'il se trouva devant Ashrindir, fièrement dressée sur son cheval. En un bond le raton laveur fut sur le cheval, et s'empressa de se lover contre Ashrindir. Le froid, peut-être aussi la joie de retrouver cette Elfe qui semblait si proche des animaux.

-Dame Ashrindir, enfin ! Nous vous pensions perdue, ces contrées sont tellement dangereuses. Cela me réchauffe le cœur de vous revoir enfin, après presque un an.

Le Magicien brun ne s'attarda pas à rappeler l'essence de la mission, car il savait combien la mémoire de l'Elfe. Elle savait déjà que parmi les ténébreuses visions que leur avaient offert le Palantir de Minas Tirith, Radagast et ses compagnons avaient vu le Silmaril de Maglor, le plus précieux des joyaux du Premier Age, porté par les flots jusqu'à une grotte sous-marine à l'autre bout de la Baie de Forochel. Elle savait aussi que les pouvoirs immenses incarnés par le Joyau pouvaient se révéler un atout précieux contre la magie noire de Morgoth.

Mais Ashrindir, qui venait d'arriver, ignorait encore beaucoup des dangers de ces terres glacées. C'est sur un ton posé mais d'où émanait une certaine anxiété que Radagast s'épancha sur les détails de la mission:

-Les opérations seront plus difficiles que prévu. A en croire les visions du Palantir, le Silmaril a échoué dans une grotte de l'autre côté de la baie, à moitié recouverte par la mer et inaccessible par la terre. Il nous faudra marcher sur la banquise en formation pour y accéder: un périple dangereux, et surtout impossible si les Lossoths ne nous prêtent pas assistance. Heimdhall s'en est allé à leur rencontre.

Par ailleurs, un mal est à l'œuvre dans ces montagnes. Je ne sais lequel, mais je le sens. Il est probable que l'Ennemi profite de la venue de l'hiver pour étendre sa main sur les Terres glacées. Peut-être même certains de ses serviteurs s'en sont revenus dans le maudit royaume d'Angmar, au nord des Monts Brumeux.

Tout en devisant, Radagast avançait vers le campement, indiquant la voie à Ashrindir.


Wulfram

C'est en maugréant, mais en se soumettant, que Maglor obéit à l'injonction de Wulfram de préparer le repas. Quelle était la frontière entre la mauvaise humeur et la taquinerie ? Nul n'aurait pu le dire, tant le fils de Feanor demeurait une personnalité énigmatique et lunatique depuis son arrivée. Et plus encore à l'approche du Silmaril: car au fond de lui remontait à la surface les souvenirs de sa vie passée, de tous les crimes que lui et ses frères avaient commis pour entrer en possession des Joyaux. Mais alors que l'acte final de son épopée semblait arriver à son terme, il se réjouissait malgré tout de pouvoir compter sur des compagnons dans son aventure, de ne plus être seul face au froid et à la mort. Et c'est pourquoi, malgré l'entêtement propre à son espèce, il appréciait le dynamisme et le côté bourru de Wulfram Bardrong.

Mais comme les deux compagnons s'affairaient à leur ouvrage, ils n'avaient pu entendre ou repérer le prédateur à l'affut qui s'approchait, se mouvant silencieusement dans l'eau glacée de la baie, protégé par sa fourrure d'hiver.

Spoiler:
 

C'était un tigre des neiges, le prédateur qui régnait sans partage sur les Terres du Grand Nord. cette femelle devait avoir été attirée par l'odeur du repas en préparation, mais c'était bien sur les deux compagnons que son attention se portait. A la faim du prédateur se préparant au long hiver s'ajoutait une hostilité qui lui était propre: le fauve haissait les créatures à deux pattes, fourbes et cruelles. Quelque chose de terrible lui avait été infligé il y a peu de temps par des créatures similaires, et c'était de la vengeance qu'elle recherchait.

Lorsqu'il se fut suffisamment approché, l'animal bondit hors de l'eau, prenant son élan sur les rochers escarpés, se précipita vers ses proies. Les deux aigles géants étant partis en reconnaissance du côté de la grotte, Wulfram et Maglor étaient seuls face au prédateur. Ce dernier fut le premier à se rendre compte du danger. Abandonnant sa louche et sa cuisine, il dégaina sa lame elfique et clama:

-Sauvez-vous, Wulfram ! Prévenez les autres.

Le fils de Feanor n'avait pas peur de la mort, mais grand était son orgueil, et il était également persuadé qu'un simple gros chat ne pouvait rien contre lui. Il brandit sa lame, mais la force du choc de la tigresse se précipitant sur lui ne lui permit pas de porter le coup fatal. A peine blessé, et voyant que sa première victime était assommée, le fauve se tourna vers la deuxième. D'un bond puissant, le voilà qui se précipitait sur Wulfram. Le repas préparé par les deux compagnons ne semblait pas l'intéresser, le plat que préparait Maglor avait même été épargné par l'attaque.



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MessageSujet: Re: Winter is coming   Dim 28 Déc - 22:34

Heimdhall

Le silence s'abattit un instant sur le petit groupe. Les Lossoths semblaient peser les paroles d'Heimdhall: cet étranger qui paraissait si désintéressé était-il digne de confiance. Mais dans le ton de sa voix et l'ardeur de ses yeux se ressentait un amour sincère pour les terres du Nord. Et pour un Lossoth, rien n'est plus précieux que la Terre

Le plus vieux reprit enfin la parole:

-Ton aide sera la bienvenue, étranger. Peut-être les hommes des contrées verdoyantes adouciront-ils leur cœur à la vue de l'un des leurs. Mais cela m'étonnerait fort : ils ne sont pas là pour eux-mêmes, mais pour obéir à leurs chef loin dans le Sud. Des chefs qu'ils n'ont jamais vu, qui les récompensent à peine, qui ne sont rien pour eux. Chez nous, il est impensable qu'un homme puisse abandonner son libre arbitre à la merci d'un autre homme, au nom d'un prétendu lien d'allégeance. Un homme n'est un chef que parce que sa valeur est réellement reconnue.

Mais il est plus que de temps de cesser de t'appeler "étranger": quel est donc ton nom ? Pour ma part on m'appelle Shagga.


Tout en devisant le nommé Shagga invitait Heimdhall à le suivre: sans doute avait-il l'intention de le mener vers son village, afin de l'inviter à partager un repas sous son igloo.

-L'attitude de ces hommes du Sud est d'autant plus incohérente qu'ils sont en guerre contre les forces du Mal, à en croire les colporteurs. Or, nous les Lossoths connaissont bien le Mal. Nous nous sommes rangés aux côtés du Royaume du Nord dans l'ancien temps, lorsque le Sorcier des Ombres étendait son emprise dans les Monts que vous appelez Angmar. Nous avons même hébergé votre dernier roi lorsqu'il était en fuite, sa cité ravagée. Et il a rejeté avec mépris nos conseils de prudence, lorsque nous l'avons averti de ne pas embarquer à cette période de l'année. Et il fut englouti dans la baie avec tous ses compagnons. Pour ceux qui grandissent entourés de murs de pierres et de valets serviles, les conseils des autres peuples ne valent rien.

Et aujourd'hui à nouveau, des vents mauvais se lèvent avec l'hiver. Certains de nos chasseurs prétendent avoir observé de l'activité dans les Monts de l'Est. Les créatures mauvaises s'agitent, elles se rassemblent. Il y a trois jours, deux de ces créatures à la peau verte et à l'odeur répugnante se sont imprudemment approché de notre village, flairant sans doute l'odeur de notre chasse. Nos flèches les ont accueillis, et ils reposent sous la neiges à présent. Les Lossoths se tiennent prêts, comme ils l'ont toujours été. Même si nous devons le faire de notre côté, nous nous battrons.

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MessageSujet: Re: Winter is coming   Lun 29 Déc - 1:18

De la neige s’étalant à perte de vue, un manteau laiteux et craquant sous les sabots de son destrier à chaque foulée. Des nuances infimes de blancs que mêmes ses yeux n’arrivaient pas à distinguer. On dit que les hommes du pays analysent plus de 25 blancs différents. L’habitude peut-être. Elle détestait l’habitude, tant pis pour les blancs ! Même le ciel semblait vouloir faire concurrence à la terre en se cachant derrière des nuages immaculés.
De toute façon la fatigue et la vitesse l’aurait empêché de particulariser quoique ce soit. Elle était bien trop en retard et elle le savait.

* J’espère que l'Épervier pourri dans sa propre fange, ça lui apprendra à me faire attendre… *

Elle dépassa encore un village, une colline. Ses repères s’amenuisaient, la lumière aussi. La nuit pointait le bout de sa noirceur dans les plus hautes cimes de la mer de nuages. Heureusement elle avait mémorisé une carte dans une auberge avant de filer vers le nord. Par manque de chance elle était rarement allée dans ces contrées et ses points de repères commençaient à manquer. Sans parler d'un sentiment de crainte qui l'envahissait au fur et à mesure qu'elle s'enfonçaient dans ce pays pris dans l'hiver. Une ombre magique oppressante prenait du pouvoir à mesure qu'elle avançait vers le nord et le groupe d'aventuriers.

Les informations reçues via Radagast étaient assez peu claires. Pas par la faute du magicien mais plutôt par les moyens de transmissions. Pigeons, messagers et mêmes rêves, elle avait fini par mélanger au fil des mois les instructions et la direction. Seule l’aventure lui importait; et le Palantir. C'était d'ailleurs la seule consigne qu'elle avait parfaitement enregistrée "aucune certitude de la sécurité de la quête, pas plus que de revenir entier, ni même avec l'objet". Elle avait alors sourit, et envoyé sa réponse. Cela faisait déjà de longs mois mais une autre affaire l'avait retenue. Bien moins glorieuse, et peut être tout autant nécessaire.
Elle se savait contactée par le magicien uniquement lorsque la mission avait assez d’importance pour susciter son intérêt. Qu’importe donc les détails, il lui expliquerait dès lors que la petite compagnie se serait ressoudée. Si jamais tous les membres se retrouvaient…

*Pourtant je ne devrais plus être si loin !*

Ses muscles crispés sentaient toute la fatigue du cheval sous son poids. Pourtant légère, elle savait qu’il ne pourrait plus la supporter très longtemps. Encore un village au loin, encore une colline… Son cerveau réclamait de la chaleur que sa cape ne fournissait plus.
Et puis soudain, la libération, ses oreilles distinguèrent parmi tous les bruits étouffés, deux pas lourds, visiblement appartenant à un humain marchant à pas rapides.
Elle fit bifurquer son cheval un peu vers l'est et le poussa vers la source du bruit. A grand galop, elle arriva vers l'ombre brune qui continuait sa route vers elle. Quand la distance devient inconséquente, elle reconnue alors le magicien et ne pu s'empêcher d'éprouver une onde de satisfaction. La première partie de la quête était déjà confirmée, l'aventure allait pouvoir démarrer !

Son cheval ralenti doucement son pas pour s'arrêter à proximité du magicien. Ah son vieil ami. Les mois ne lui laissaient plus aucune trace. Impossible de lui donner un âge. Qu'importe. Avec leur drôle d'amitié dont ils avaient eux seuls le secret, ils surent se retrouver, au milieu de cette immensité immaculée.

Un grave sourire fût leur seul signe de salut. Après tout elle était très en retard, et sa fierté rendait ses mots d'excuses un peu difficile à exprimer.

Rôdeur tout à sa joie, grimpa sans demander la permission en quatre coups de pattes sur les genoux de l'elfe pour venir se lover dans sa cape encore chaude de la cavalcade. Elle lui jeta un coup d’œil amical avant de lui gratouiller sous le menton. Il lui avait aussi manqué ce petit animal !

" Dame Ashrindir, enfin ! Nous vous pensions perdue, ces contrées sont tellement dangereuses. Cela me réchauffe le cœur de vous revoir enfin, après presque un an. "

Que répondre ? Elle se savait bien piètre en fidélité, pourtant ça ne l'avait pas empêché de revenir à l'appel du magicien.
Mettant pied à terre pour avancer au même rythme que son compagnon, elle écouta Radagast faire le point sur leur avancée.

" Les opérations seront plus difficiles que prévu. A en croire les visions du Palantir, le Silmaril a échoué dans une grotte de l'autre côté de la baie, à moitié recouverte par la mer et inaccessible par la terre. Il nous faudra marcher sur la banquise en formation pour y accéder: un périple dangereux, et surtout impossible si les Lossoths ne nous prêtent pas assistance. Heimdhall s'en est allé à leur rencontre. "

L'elfe était partagée entre deux sentiments : la joie de revoir ses aventuriers que rien n'effrayaient, et la peur de découvrir un mal plus grand que ceux qu'elle avait déjà affronté. Cette fois personne ne garantissait l'issue de la quête, et surtout l'enjeu dépassait ses connaissances.

Elle écoutait gravement en hochant la tête, se focalisant sur la voix du magicien et les informations qui venaient compléter ce qu'elle savait déjà. La tâche s'annonçait ardue si Radagast avait déjà dû séparer le groupe pour récolter des informations. D'habitude ils arrivaient sur le terrain avec toute la matière première nécessaire. Il faudrait donc passer plus de temps sur place, et subir la présence néfaste qui emplissait l'air.

Soudain un vacarme de cliquetis lui fit tourner la tête. On aurait dit le bruit d'une chute suivi d'un combat feutré.

" Radagast, vous vous étiez installés à proximité notoire d'un village hostile ce soir ? "

" Pas à ma connaissance non... "

" Alors vos amis nains ont déjà réussi à se faire un ami ! "

Elle enfourcha son cheval en moins de temps qu'il ne fallut au magicien pour tourner son regard vers le campement et fila pour estimer la situation.
Arrivée à quelques foulées du lieu elle remarqua un elfe qui gisait assommé dans un coin, entre un repas qui patientait gentiment d'être dégusté et un stock de nourritures non déballé.

Son cher vieux Wulfram pestait en nanique contre un magnifique tigre des neiges qui n'était visiblement pas ravi de partager son territoire. Sortant ses katanas, elle sauta de sa selle pour venir en aide à son vieux compagnon qui luttait coincé sous le félin. Mais en moins de temps qu'il ne lui en fallut pour franchir l'espace, Wulfram avait séparé en deux l'espace entre les cotes de l'animal qui lui tomba lourdement dessus, laissant gicler son sang dans quelques spasmes.

La situation était cocasse. L'elfe se relevait doucement de sa chute sur la glace en se frottant la nuque, pendant que Radagast arrivait tranquillement suivi de Rôdeur. Wulfram se dégageait de la dépouille du tigre en insultant copieuse toute l'ascendant du gros chat et le créateur qui avait eu l'idée de le mettre sur terre.

" Très joli peluche en tout cas, vous ne m'aviez pas dit que vous cherchiez à ramener un souvenir. "

" Et vous alors, ça vous prend souvent d'arriver autant en retard ? Vous avez failli nous faire louper le dîner. Ça va être froid, maintenant à table ! "

Et le nain acheva sa diatribe en envoyant un coup de pied dans la fourrure de l'ancien combattant. Sans prévenir, celui ci se remis sur ses quatre pattes. Après avoir dignement secoué sa tête de fauve, il fixa le groupe avec un air revanchard.


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MessageSujet: Re: Winter is coming   Lun 29 Déc - 16:44

" C'est un honneur pour moi de te rencontrer Shagga, je suis Heimdhall. Ecoute, nous verrons bien mais ta parole me semble vraie, je doute que je puisse réellement changer l'attitude de mes congénères, mais sache que je tenterai de vous aider. "

Le rôdeur suivit l'homme qui dirigeait désormais sa troupe vers l'est, sans doute vers leur campement, la plupart des Lossoths l'observaient, mais d'autres gardaient leur instinct de conservation et guettait les alentours, en quête de dangers. Pendant ce temps, leur chef discutait.

" Ne te trompes point camarade, cet homme qui a été englouti dans la baie à cause de son inconscience n'est pas mon roi, je n'en ai pas. Je ne suis le serviteur d'aucun royaume qui pourrait attenter à votre droit de vivre sur ces terres. Non je ne suis qu'un rôdeur. Cependant tes paroles m'intriguent, il a échoué dans sa tentative de traverser la baie, mais pourquoi ? Et comment ? "

Ils arrivaient au village, au campement plus exactement, car ici il n'y avait aucune bâtisse de glace propre aux Lossoths. Non seulement des toiles de tentes, des abris de fortunes et quelques cavités occupées au creux d'un petit vallon escarpé abrité du vent glacial, et invisible aux yeux des voyageurs. Peu de gens s'intéressèrent à lui, la plupart restant à leur occupations, qu'il s'agisse de préparer le souper, réparer des vêtements ou des armes ou même s'occuper d'autres membres du clan. Shagga le guida jusque dans son abri personnel, et ils s'assirent tout les deux près du foyer, profitant de la chaleur des flammes, tandis que de la nourriture et de la boisson arrivait en petites quantités. L'homme s'excusa du peu de moyen et du manque flagrant d'hospitalité dont il faisait preuve, mais le rôdeur l'invita a ne pas s'en soucier. Ils discutèrent longuement, buvant et se restaurant tranquillement. En tant que rôdeur, Heimdhall avait en sa connaissance bon nombre de connaissance et de nouvelles à apporter aux hommes du nord aussi ne se retint il pas de satisfaire la curiosité du Lossoth quand aux événements lointains, mais sans trop rentrer dans les détails non plus.  

" Shagga, j'en viens maintenant à des sujets plus importants. Tout d'abord, comme je te demandais en arrivant tout à l'heure, peux tu me raconter l’histoire de ce roi qui a tenté de traverser la baie ? Car je m'en vais moi même tenter cette traversée d'ici peu ... Enfin je pense. "

Il marqua une pause pour laisser l'homme lui répondre, puis sans avoir l'air de prêter attention à sa réponse, même s'il avait parfaitement écouté, il enchaîna.

" Tu dis que des orques se sont approchés de votre campement il y a peu, c'est étrange car même pour ces ignobles créatures, ces contrées ne sont pas accueillantes, comment ont elles pu débarquer aussi loin en si petit nombre ? Vos pisteurs et vos chasseurs n'ont ils point d'autres renseignements à me donner ? Car je crois que je vais repartir courir dans ces terres glaciales, dans l'espoir de pouvoir en traquer, comme au bon vieux temps ... "

Shagga lui répondit sans retenu, lui partageant sa connaissance de la corruption qui sévissait dans ces terres lointaines. Heimdhall semblait avoir oublié tout ce qui s'était passé ses dernières années, comme s'il était de nouveau le jeune barbare parcourant ces terres en quête de combat. Il avait oublié les combats dans le sud, et le contact avec ses compagnons. Eux qui l'attendaient surement près de la baie. Cela fit remonter plusieurs souvenirs de sa mémoire et il sortit de la tente après avoir prit congé du Lossoth. Cette nuit, il la passerait près du feu,  à l'extérieur, sous la voûte étoilée. Mais avant cela, il lui fallait trouver un oiseau, et lui demandait de remettre un message à Radagast, le prévenir de ce qu'il faisait. Il hésita longuement sur ce qu'il devait lui révéler mais finalement, il opta pour le strict nécessaire.

J'ai pris contact avec les Lossoths, des hommes du sud leur causent tort. Faites quelque chose. Je reste ici le temps de rassembler plus d'informations sur ce qu'il en ait dans la région.

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Et ma hache les videra de toutes vie,
Laissant ainsi leur corps meurtris
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MessageSujet: Re: Winter is coming   Jeu 22 Jan - 5:02

Une légère odeur de ragoût commençait à se répandre dans les environs du campement. C'était Wulfram qui préparait avec soin le dîner du soir. Celui-ci cuisinait tout en sifflotant le sourire au lèvres, ajoutant quelques épices par ci, des aromates par là, touillant frénétiquement le tout dans une belle marmite en cuivre de manufacture naugrim. Après avoir goûter une cuillerée le nain ne put s’empêcher d’émettre un rictus de satisfaction et reposa délicatement la cuillère dans le plat pour se consacrer à la tache parallèle du découpage de carottes qu'il exécuta après avoir sélectionner un couteau de cuisine, trier dans la besace parmi les plus beaux légumes et une modique planche en bois en tant que table de travail.
De son coté Maglor s'attelait à monter le bivouac sans se préoccuper de son compagnon. Agissant avec son habituel minutie et son style elfique. Las du silence le naugrim s'écria, découpant ses aliments sempiternellement :

- Ah Maglor, vous m'direz des nouvelles après avoir savourer les saveurs exquises et typiques des Monts Du fer ! Et cette fois vous pourrez pleinement en profitez, j'ai mis d'coté une gamelle sans viande.

L'elfe ne répondit pas

- Vous m'faites quand même pas la gueule ? Ajouta-t-il.

- Sauvez-vous, Wulfram ! Prévenez les autres. Cria soudainement Maglor.

A l'écoute de cette dernière phrase, les cinqs sens du nain se mirent en alerte, pivotant sur lui même afin de découvrir ce qu'il se tramait et par la même occasion faisant tomber plusieurs tranches de carottes dans la neige.
A peine retourné qu'il eut le temps de voir un tigre des neiges se jetant sur Maglor, assommé sur le coup. Promptement Wulfram dégaina son épée et la fit danser dans les airs, la bête n'en fut pas intimidée pour autant. Les deux être se fixaient intensément, guettant une opportunité, un mouvement ... Ils se déplacèrent continuellement pour former un cercle, gardant leur regard fixe sur l'opposant. Wulfram en profita pour se rapprocher de son compagnon encore dans les vappes.

- Maglor ! Tu respires ? Grogna le nain juste avant de donner une légère tape avec son pied sur le corps allongé de l'elfe dans l'herbe givrée.

C'est à ce moment d’inattention que le prédateur se jeta une nouvelle fois, répétant son assaut sur Wulfram. Ce dernier eut juste le temps de se préparer à encaisser et tomba sous sa force.

- Alors comme ça ... On s'la joue pas réglo ... Souffla t-il désarmé.

L'animal usa de tout son poids et ses pattes pour empêcher sa proie la fuite, il ouvrit grand sa gueule laissant apparaître sa dentition bestiale prête à croquer de la chair. Le naugrim utilisa ses mains pour lutter et immobiliser la mâchoire gagnant du terrain petit à petit puis hurlant et jurant en khuzdul reprit l'avantage usant de toute ses forces qui le libéra de l'emprise corporelle du tigre. Plusieurs gouttes de sueurs perlèrent le long de son visage et la bête fit claquer ses dents avec férocité manquant de peu les bras du nain qui s’empressèrent d'attraper le couteau de cuisine désormais à une portée suffisante. Wulfram ne perdit aucune secondes et asséna un brutal coup du revers de son arme sur le faciès de son adversaire rugissant sa rage et sa douleur. Le barbu se releva avec hâte, déferlant avec un courroux vengeur. Il réussit à prendre de vitesse ce qui était devenu maintenant sa proie. D'une poigne ferme il saisit sa gorge exerçant une forte pression sur le félin à présent plaquer au sol et n'eut de tentative pour se débattre. Wulfram planta le couteau dans une des pattes avant, transperçant le membre pour se planter dans la terre faisant office de souffrance et d'entrave définitive.

- Très joli peluche en tout cas, vous ne m'aviez pas dit que vous cherchiez à ramener un souvenir.

Wulfram sursauta et se remis en garde devant le nouvel arrivant. '' Ce n'est qu'un elfe ..." Voyant celle ci arme à la main il déduit qu'elle était sur le point de lui venir en aide et la remercia à la manière nainique en lâchant un court rire.
En parlant d'elfe, il jeta un coup d’œil à Maglor se remettant difficilement.

- Et vous alors, ça vous prend souvent d'arriver autant en retard ? Vous avez failli nous faire louper le dîner. Ça va être froid, maintenant à table ! Grommela Wulfram.

Il donna un coup de botte dans le ventre du tigre, celui-ci gémit, toujours cloué au sol mais fixait à tour de rôle Ashbrindir, Wulfram et Maglor avec colère.

- Moi j'sais ce qu'on va manger demain au déjeuner ...

Il récupéra alors son épée, et s’avança d'un pas lourd vers la créature pour mettre un terme à sa vie.
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Radagast
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MessageSujet: Re: Winter is coming   Lun 26 Jan - 21:07

Heimdhall

Assis en tailleur sur ses peaux de phoques, les mains croisées, Shagga avait écouté attentivement les paroles d'Heimdhall. Cet étranger semblait savoir bien des choses, et des choses intéressantes. Ce n'était pas tous les jours que pouvait se rencontrer un Homme du Sud à l'esprit ouvert.

-Si tu veux que je te raconte l'histoire de ce Roi qui mourut dans la Baie, il nous faut remonter des siècles et des siècles en arrière. A cette époque, une Ombre maléfique qui arborait un casque de métal à pointes hérissées s'était rendue maîtresse des Monts de l'Est, que vous autres nommez Angmar. On dit qu'elle pratiquait la Magie noire, et elle parvint à rassembler autour d'elles quantités de nuisibles et de malveillants, Orcs comme Mauvais hommes, avant de se lancer à l'assaut du Grand Royaume des Hommes du Sud.

Il s'agissait bien évidemment de l'Arnor, l'antique royaume des Dùndains du Nord. Mais il était évident que pour les Lossoths, chez eux seuls se trouvait l'authentique Nord. Et l'Ombre en question ne pouvait être que le sinistre Roi-Sorcier d'Angmar.

-Une guerre longue et féroce opposa pendant des siècles les deux royaumes, jusqu'à ce que la forteresse des Hommes du Sud tomba aux mains de l'ombre maléfique. Les survivants se dispersèrent, mais une petite troupe accompagna leur Roi au Nord. Nos relations avec les Hommes du Sud n'ont jamais été bonnes, hier comme aujourd'hui. Mais, parce que leur mine hâtive leur inspirait pitié, nos ancêtre leur offrirent asile pendant plus d'une année.

Puis un jour vint par la mer un navire, qu'on disait envoyé par les Etres immortels du Sud. Le Roi voulait s'y précipiter avec ses fidèles, mais nos ancêtres les mirent en garde. Car un vent mauvais et glacé s'était levé ce jour-là. Ayant mené leur guerre de leur côté contre l'Ombre maléfique, nos ancêtres savaient que grande était sa maîtrise sur les humeurs de l'Océan, et que ce ne serait que folie de prendre la mer ce jour-là. Mais le Roi dédaigna notre mise en garde; l'expérience que les Lossoths ont de cette terre ne sembla lui inspirer qu'un vague mépris. Et à peine le navire eut-il prit la mer que nos ancêtres virent le ciel s'assombrir, les vagues se déchaîner. Et il ne s'écoula pas une heure avant qu'un bloc de glace ne vint frapper le navire, qui fut englouti avec tous ses occupants. Aujourd'hui encore le Roi et ses fidèles gisent au fond de la Baie; on dit que bien des trésors reposent avec lui dans l'eau glacée.


L'histoire qui venait d'être contée n'était autre que celle d'Arvedui, le dernier Roi d'Arnor, qui avait trouvé la mort au fond de la Baie de Forochel. Et avec lui s'étaient engloutis tous les trésors du Royaume du Nord, parmi lesquels les deux pierres de vision d'Annùminas et d'Amon Sûl. Voilà une piste de quête à explorer. Mais c'était un autre trésor qui avait amené la Compagnie de Radagast jusque ici.

-Ces créatures immondes que nous avons aperçu récemment nous donnent tout lieu de croire que de sombres projets se trament dans les Monts d'Angmar. Les Hommes du Sud ont tout lieu d'avoir peur si l'Ombre maléfique est de retour. Parce que tu es venu à notre aide sans même nous connaître, et parce que tu nous as écouté et traités comme des égaux, nous sommes prêts à venir à ton aide, Heimdhall. Mon neveu, mes fils et moi-même pourront vous aider à traverser la banquise pour parvenir au bout de la baie. En cette saison nous connaissons les endroits où elle est suffisamment solide pour passer. Mais en retour acceptes-tu de nous aider à défendre nos terres, et à convaincre tes congénères que leur intérêt est de s'allier à nous ?

_________________
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MessageSujet: Re: Winter is coming   Lun 26 Jan - 21:51

Ashrindir et Wulfram

Le cœur de Radagast s'était emballé en entendant les échos de combat venant du camp. Il s'était précipité à la suite d'Ashrindir, et avait assisté à ses côtés à la fin de l'affrontement. Maglor avait été pris par surprise par le tigre des neiges et gisait, assommé; mais Wulfram avait agi promptement et, déployant l'art du combat rapproché dans lequel excellent tant les Naugrims, avait terrassé la bête. Et il se permit même une pique d'humour:

- Et vous alors, ça vous prend souvent d'arriver autant en retard ? Vous avez failli nous faire louper le dîner. Ça va être froid, maintenant à table !

Le Nain ne semblait avoir rien perdu de son flegme et de sa bonne humeur, ce qui réconforta Radagast. L'odeur des carottes était particulièrement alléchante nota-t-il au passage.

Mais il y avait quelque-chose de troublant chez ce tigre. Quelque chose de brisé. Quelque-chose que seul un connaisseur averti des animaux tels que Radagast pouvait sentir. Alors que Wulfram s'apprêtait à lui donner le coup de grâce le Mage s'interposa;

-Cessez, Wulfram. Vous vous êtes vaillamment battu, et vous avez un droit sur la vie de cet animal. Mais il y a un détail que je souhaiterais vérifier.

C'est ainsi qu'il s'approcha de la bête, et étendit sa main au-dessus d'elle. L'animal sembla se calmer, ses halètements ralentirent. Et le Mage ami des animaux put pénétrer dans les souvenirs de l'animal.

La tigresse, car c'était une femelle, était originaire des Montagnes à l'Est de Forochel, près de Gungabad et d'Angmar. Elle avait six ans, ce qui correspondait à l'âge intermédiaire pour les membres de son espèce, et avait déjà mis au monde plus de trois portées de tigrons. Mais en se rapprochant de ce souvenir en particulier, Radagast senti se fermer l'esprit de l'animal. Il accentua alors ses efforts, tout en envoyant des ondes positives, pour que la tigresse put se détendre. Et c'est là qu'il le vit.

La dernière porté de la tigresse avait disparu. Elle était partie chasser le daim, et à son retour elle avait vu sa tanière dévastée, les petits envolés. Elle avait d'abord soupçonné un autre tigre, ou un ours, avant de déceler une odeur reconnaissable entre toutes. Paniquée, enragée, elle s'était ruée sur les traces des assaillants, suivant les odeurs et les fines traces laissées dans la neige. Elle avait fini par les rattraper: une troupe de petits êtres verts, aux longues oreilles et à l'odeur épouvantable. Mais à leur tête marchait un être beaucoup plus grand, entièrement recouvert d'une cape noire. Seuls des gants de fers émergeaient de sa cape. Dans une cage en osier portée par une mule s'agitaient les petits tigrons blancs: affamés terrorisés.

Folle de rage, la mère s'était jetée sur les kidnappeurs. Elle avait réussi à jeter à terre et à tuer deux des êtres verts quand l'être tout de noir vêtu s'était retourné. Il avait étendu la main, et une formidable poussée d'énergie avait précipité la malheureuse tigresse dans les airs. Elle s'était réveillée une heure plus tard, étendue dans la rocaille. Plus de traces des kidnappeurs, ni même une odeur. C'était envahie par le désespoir et la haine qu'elle s'était vue contrainte de renoncer à sa traque. Et depuis, elle ressentait une hostilité sourde et inextinguible contre tous les êtres à deux pattes.

Radagast émergea alors de l'esprit de l'animal, dont la respiration s'était faite apaisée. Son visage se voulait impassible, mais la peur se lisait dans ses yeux. Une silhouette noire encapuchonnée, aux mains recouvertes par des gants de fer... Il ne voyait que trop bien à quel type de spectre la malheureuse tigresse avait eu affaire. Il se retourna alors vers ses compagnons, et leur fit un compte-rendu:

-Les souvenirs de cet animal m'ont révélés des images inquiétantes. De toute évidence il se passe de sombres choses dans les Monts d'Angmar: non seulement les Orcs y sont bien réimplantés, mais des spectres adeptes de la Magie Noire y sont de retour. Qui sait quelles créatures sinistres du Premier Age Morgoth a ramené à la vie. Apparemment ils sont à la recherche d'animaux à élever pour je ne sais quelles sinistres expériences, et les petits de cette tigresse semblent en avoir fait les frais.

Le cœur du vieux Magicien se serait à la pensée de ce qui avait pu advenir aux malheureux tigrons. Saroumane s'était déjà aventuré au-delà des barrières de la Magie noire, et les Ourouk-Hais avaient été les fruits de ses abominables croisements et expériences.

-De toute évidence, nous ne serons pas les seuls à traquer le Silmaril. Nous allons soigner cet animal, car j'ai bien peur que son expérience puisse nous servir à nouveau. Qui plus est, j'ai entrepris de libérer son esprit de la haine aveugle qui l'habite: elle comprendra que nous ne sommes pas ses ennemis.


C'est alors que deux points apparurent dans le ciel traversé de flocons. Bientôt ces points se rapprochèrent, prirent forme, et Gwaihir et Landroval étaient de retour. Formant des cercles au-dessus du groupe, les deux aigles se rapprochaient du sol, et les battements de leurs ailes soulevaient la neige. De la neige qui recouvrit malencontreusement le feu sur lequel cuisaient les carottes de Wulfram, mais recouverts par une casserole les légumes eux-mêmes étaient heureusement intacts.

Gwaihir le Roi des Aigles fut le premier à poser le pied à Terre, et son regard d'acier se posa sur le tigre à terre, sur Ashrindir la nouvelle arrivante, puis enfin sur Radagast. Un échange intense de regard eut lieu entre les deux être. Puis la Magie s'opéra, et ils échangèrent leur pensée, tels que seul les adepte de la Magie des Jours Anciens pouvaient le faire. Le regard du Mage brun se fit de nouveau terne lorsqu'ils se retourna vers ses compagnons.

-Les nouvelles que nous rapportent nos amis confortent ce que je craignais. Ils ont trouvé la grotte que nous cherchions: elle se trouve bien à l'autre bout de la Baie, à moitié recouverte par l'eau de mer. Mais elle est cernée par des falaises abruptes et des pitons rocheux, qui interdisent aux Aigles de s'y poser: ils ne peuvent donc nous transporter jusque là-bas. Il nous faut donc traverser la banquise en formation, et cela nous ne pourront le faire sans un guide...

Tant que Heimdhall ne nous a pas fait parvenir de ses nouvelles, nous voilà contraints à attendre. Autant en profiter pour nous ressourcer et profiter du délicieux repas que Wulram nous a concocté.


Et c'est ainsi que les membres de la Compagnie purent profiter d'un court moment de repos après leur long périple. Assis autour d'un feu allumé par le bâton de Radagast, ils purent profiter des talents culinaires de Wulfram. Assis à côté du Nain, Maglor, qui s'était remis de sa blessure, se sentit coupable de la morgue qu'il n'avait cessé d'afficher.

-Wulfram, il me faut vous remercier. Sans vous et votre habileté au combat, je ne serai probablement plus de ce monde à l'heure qu'il est. Des millénaires d'exil ne m'ont guère formé à la sociabilité et à l'empathie; mais je me souviens tout de même d'une époque où Elfes et Nains se fréquentaient et se comprenaient, partageaient leur savoir et luttaient ensembles contre l'Ennemi.

De son côté, le Magicien Brun tenta la conversation avec l'austère Ashrindir.

-Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu de nouvelles de vous, Ma Dame. J'ignore même jusque vous ont mené vos périples à travers les terres du Milieu. Mais sachez que ceux de votre race se regroupent. En ce moment même, les Elfes de Fondcombe, de la Lothlorien et de Mirkwood se sont joint aux Nains et aux Hommes pour livrer bataille aux forces de l'Ennemi en Rhovanion. Nakor est à leurs côtés. Les jours des Premiers-nés sur cette Terre ne sont guère terminés de toute évidence.

Ce n'était pas par hasard que Radagast abordait ce sujet. Il connaissait le caractère solitaire et renfermé de l'Elfe, ce qui avait beaucoup contribué à la couper de son Peuple. Il espérait que son amie prendrait conscience qu'une lutte aussi ardue que celle qui était menée contre l'Ennemi ne pouvait se faire qu'à plusieurs.

HRP: Heimdhall on considère que ton oiseau met du temps à arriver, il est forcément moins rapide que des aigles géants

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